Le commissaire aux comptes

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Le commissaire aux comptes possède un rôle bien particulier. Décryptage.

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Rôle et qualités du commissaire aux comptes

Le commissaire aux comptes, souvent appelé « CAC », est chargé de surveiller les comptes des entreprises. Pour cela, il passe au crible leurs comptes et certifie l’authenticité des informations financières données par l’entreprise ou recensées par l’expert-comptable. En outre, il agit de la même manière que « la police des polices » en endossant le rôle d’observateur libre, indépendant et externe à l’entreprise au regard exclusif des normes légales.

Souvent perçu comme une contrainte par les dirigeants des entreprises contrôlées, le CAC doit faire preuve de tact tout au long du processus de contrôle, mais aussi de rigueur absolue lors de la phase de vérification des données.

DĂ©roulement de sa mission

Travaillant le plus souvent au sein d’un cabinet, son activité commence d’abord par la prise de connaissance de la situation globale de l’entreprise. Ensuite, il dresse un examen complet et détaillé des comptes et des documents juridiques afin d’en vérifier la conformité. D’autre part, il doit attester de l’exactitude des informations transmises aux actionnaires ou à la presse.

En cas d’anomalies, le CAC doit informer le conseil d’administration, les actionnaires voire le Procureur de la République si nécessaire. Néanmoins, il peut faire vérifier la mise en œuvre du compte rendu qu’il propose.

À la fin de sa mission, le CAC rédige ses conclusions dans un rapport présenté à l’assemblée générale de l’entreprise. Il délivre, avec ou sans réserve, la certification ou la refuse. Par cette action, il devient le garant ou de la régularité ou la non régularité de l’entreprise.

 

En résumé, le métier de commissaire aux comptes se caractérise par un passage en revue attentif et complet des comptes et documents comptables, financiers, juridiques et fiscaux des entreprises. C’est une étape nécessaire et décisive pour toutes les entreprises.

 

L’expertise comptable en ligne

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À l’ère du numérique, de nombreux changements s’opèrent dans le milieu professionnel avec de nombreux métiers qui apparaissent ou évoluent. C’est notamment le cas de l’expert-comptable qui peut désormais exercer en ligne. Nous allons voir ensemble quels sont les avantages et les inconvénients de ce nouveau système. Je vous donnerai par la suite mes conseils si vous comptez vous diriger vers cette option.

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Les avantages

Tout d’abord, faire appel à un expert-comptable possède un gros avantage et pas des moindres : celui de faire gagner du temps et de l’argent. En effet, grâce à cette technique, vous bénéficiez d’honoraires de l’ordre de 15 à 30% moins cher que les cabinets physiques et vous n’avez pas besoin de vous déplacer car le travail est réalisé à distance. De plus, les échanges avec les clients sont dématérialisés (e-mail, téléphone, visioconférence…), ce qui permet là aussi d’avoir un gain de temps considérable permettant au dirigeant de se concentrer pleinement sur son activité et de développer son business.

D’autre part, ce dispositif permet d’avoir une mise à jour rapide de la comptabilité grâce à la mise en place de systèmes de traitement informatique spécifiques. Par exemple, le prêt d’un scanner pour numériser les pièces comptables ou encore la récupération automatique des données bancaires. Ainsi, ces mesures permettent d’alimenter en temps réel la comptabilité des entreprises avec un expert-comptable capable de fournir rapidement un état de la situation financière de l’entreprise.

Les inconvénients

Néanmoins, ce système possède quelques risques et limites. Premièrement, il y a une perte de relationnel entre les deux parties, ce qui signifie que l’échange physique entre le client et l’expert-comptable n’existe plus et qu’il peut y avoir un défaut de communication, voire des propos ou données mal interprétées. Ainsi, la proximité et l’accompagnement du client est amoindri pour le conseiller et l’assister si nécessaire. Tout fonctionne par ordinateur, ce qui suppose une bonne maîtrise des outils informatiques dont le logiciel comptable et communication que vous et votre expert-comptable aurez installé pour travailler à distance.

Deuxièmement, choisir un expert-comptable en ligne peut être synonyme de risques liés à la sécurité de vos données. En effet, la comptabilité dématérialisée nécessite un stockage de vos données dans un SaaS ou dans un cloud, et qui dit stockage de données dit risque de piratage informatique et vol des données. Eh oui, il faut bien prendre conscience du fait qu’aujourd’hui notre monde est dominé par la recherche perpétuelle de data car l’information est souvent synonyme de pouvoir.

Enfin, ce système n’est pas adapté à tous les besoins car les services proposés par un expert-comptable à distance doivent être en adéquation complète avec les besoins des entreprises. L’entreprise doit donc définir précisément l’étendue de ses besoins pour choisir la solution qui lui correspond le mieux. Cela demande également une rigueur particulière dans l’implication de l’entreprise et de l’expert-comptable pour le rendu des documents en temps et en heure.

Mes conseils

Si l’on reprend la problématique des données, assurez-vous que les serveurs informatiques soient bien protégés et qu’ils soient situés idéalement en France ou en Europe. De plus, la plateforme d’échange de données doit être intégralement sécurisée et doit comporter le sigle « https » repérable grâce à son cadenas et à sa couleur verte dans la barre de navigation. Ces signes vous garantissent ainsi une connexion sécurisée.

Comme je vous l’ai dit précédemment, cette solution en ligne n’est pas adaptée à tous les besoins. Ainsi, cette offre correspondra mieux aux créateurs d’entreprise, micro-entrepreneurs, TPE et PME. Aussi, cette offre ne sera pas faite pour vous si une relation à distance vous dérange ou si elle n’est pas conforme à l’activité de votre entreprise.

Comme je l’ai également évoqué tout à l’heure, il est important de faire un point sur l’étendue de vos besoins. Pour cela, répondez à plusieurs questions qui vous guideront dans le choix de votre formule : Souhaitez-vous déléguer tout ou partie de la gestion comptable et financière de votre entreprise ? Avez-vous besoin de solutions de gestion particulières ? À quelle fréquence ? Avez-vous besoin de conseils et d’assistance régulièrement ? L’expert-comptable devra-t-il aussi gérer la paie ? etc.

Lorsque vous choisissez votre expert-comptable online, assurez-vous qu’il est bien inscrit sur le tableau de l’Ordre des Experts-Comptables (OEC). Si ce n’est pas le cas, il exerce illégalement la profession, ce qui peut représenter un danger pour votre entreprise. Assurez-vous aussi qu’il dispose de ressources internes suffisantes. Pour cela, passez au crible le site Internet et faites un rapport entre le nombre de dossiers et le nombre de collaborateurs pour en tirer les conséquences : si chaque collaborateur doit gérer plus de 100 dossiers, la disponibilité risque d’être mise à rude épreuve !

 

En résumé, l’expertise comptable en ligne présente de multiples avantages mais présente aussi plusieurs risques à ne pas négliger. Cette méthode de comptabilité ne convient pas à tout le monde et doit être rigoureuse, aussi bien dans sa réalisation que dans la définition des besoins du client.

 

 

 

 

Le salaire d’un expert-comptable

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La France compte environ 20 000 experts-comptables, un chiffre en constante augmentation depuis 10 ans, tout comme le niveau des salaires. Cependant, il existe de nombreuses variables qui influent sur le salaire d’un expert-comptable.

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L’expĂ©rience

Comme dans tous les métiers, l’expérience d’un travailleur détermine son salaire. Pour un comptable assistant, compter 1500 à 2500€ brut par mois et pour un jeune diplômé exerçant en tant qu’expert-comptable stagiaire, compter 2500€ brut par mois environ. À l’inverse, un expert-comptable de plus de 50 ans perçoit au moins 6500€ brut par mois.

Le niveau d’Ă©tudes

Plus les études sont longues, plus le salaire est élevé. Par exemple, un expert-comptable de niveau bac+4 ayant 10 ans d’expérience peut exiger un salaire compris entre 3300 et 4100€ par mois tandis qu’avec un niveau bac+2 (BTS/DUT), un expert-comptable ayant 10 ans d’expérience peut espérer toucher aux alentours de 3000€ bruts par mois.

La région

Concernant les salaires, on relève des disparités significatives entre les milieux géographiques. Ainsi, les grandes villes concentrent les plus hauts salaires. À Paris par exemple, le salaire d’un comptable niveau BTS comptabilité-gestion varie entre 2500 et 3750€ par mois contre 2000 à 2900€ en province.

Le secteur d’activitĂ©

Le fait de travailler en cabinet, en entreprise ou dans le public influence aussi le salaire de l’expert-comptable. C’est en cabinet qu’il est le plus élevé, avec une rémunération qui varie entre 4100 et 10 000€ par mois selon l’expérience. Viennent ensuite les entreprises où les experts-comptables touchent un salaire qui oscille entre 3750 et 7500€ par mois. C’est donc dans le public que le salaire est le moins élevé, avec une rémunération de 1800 à 3600€ par mois selon que l’on soit débutant ou expérimenté.

Le statut

Le fait d’être salarié ou indépendant joue aussi sur le salaire d’un expert-comptable. Ainsi, un indépendant percevra un revenu d’environ 5000€ brut par mois alors qu’un salarié touchera entre 2500 et 7300€ brut par mois selon l’importance de son poste.

Le sexe

Les différences de salaires entre les femmes et les hommes persistent aussi en expertise comptable. Par exemple, un homme travaillant en région parisienne gagne en moyenne 8300€ brut par mois alors qu’une femme touche 4400€ brut par mois, soit quasiment la moitié. On espère donc que cette inégalité disparaîtra ou du moins régressera dans les années à venir.

 

En résumé, il est clair qu’un expert-comptable gagne bien sa vie, toutes variables confondues, avec un salaire moyen confortable de 5000€ brut par mois.

 

 

Comment devenir expert-comptable ?

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De nos jours, le métier d’expert-comptable est de plus en plus prisé avec de nombreuses places disponibles pour un salaire très élevé. Je vous invite d’ailleurs à lire mon article à ce sujet en cliquant ici ou à regarder ma vidéo à en cliquant ici. Beaucoup de personnes ne savent pas forcément comment parvenir à décrocher ce titre, mais nous allons y remédier aujourd’hui.

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Le cursus classique

Après avoir obtenu un bac S, ES ou STMG option Comptabilité et Finance d’Entreprise, vous pouvez opter pour le cursus dit « classique » qui se déroule en huit années d’études au total. Tout d’abord, vous devrez obtenir le DCG (Diplôme de Comptabilité et Gestion), qui se prépare en 3 ans. Ce premier cycle comprend beaucoup de matières théoriques telles que l’économie, les mathématiques, la comptabilité, le droit, le management, la finance ou encore l’anglais. Il faudra ensuite obtenir le DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et Gestion), qui correspond à 2 années d’approfondissement des connaissances et d’acquisition de nouvelles compétences en audit interne, financier, légal, etc. qui vous permettront d’analyser des situations complexes et de prendre des décisions stratégiques. Une fois vos deux diplômes en poche, il est nécessaire d’effectuer un stage de 3 ans rémunéré pour passer le DEC (Diplôme d’Expert-Comptable). C’est à l’issue de cette période de pratique que vous obtiendrez une attestation vous donnant accès à l’examen. Une fois titulaire du DEC, vous pourrez enfin vous inscrire au tableau de l’Ordre des experts-comptables en prêtant serment.

Des écoles spécialisées permettent de décrocher ce grade telles que l’ENGDE, l’INES, l’ACE, l’ASFOREF qui est gérée par l’Ordre des Experts-Comptables, ou encore l’INTEC qui proposent les cours du soir. Si vous préférez passer par la fac, alors la MSG est faite pour vous.

Les alternatives

Il existe d’autres parcours permettant d’accéder à la profession de comptable, et ce à différents niveaux d’études. À niveau bac+2, le BTS CGO (Comptabilité et Gestion des Organisations) ou le DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations) option finance-comptabilité vous dispensera de certains exercices du DCG. À niveau bac+5, vous pouvez passer par la fac en obtenant d’abord une licence en droit, en sciences économiques ou en mathématiques, puis rejoindre un master CCA (Contrôle, Comptabilité, Audit) qui vous préparera aux épreuves du DSCG en 2 ans. À noter qu’il est aussi possible d’opter pour une école de commerce qui permet par la suite de se spécialiser dans le parcours d’expert-comptable. Grâce à des options liées à la comptabilité, vous serez exempté de certaines épreuves du DSCG.

Les qualités et compétences requises

Carrière idéale pour les amoureux des chiffres, un bon expert-comptable doit tout d’abord être organisé. Son travail impliquant de grandes responsabilités, il doit savoir gérer son stress et faire preuve de flexibilité en raison de ses horaires de travail très étendus. Véritable manager, il doit également être doté d’un sens aigu du relationnel et de la pédagogie envers ses clients et collaborateurs. Persévérance, ouverture d’esprit et curiosité sont des qualités précieuses pour devenir expert-comptable. Côté compétences, l’expert-comptable doit savoir utiliser les outils et logiciels informatiques de comptabilité et gestion, mais aussi maîtriser l’anglais écrit et oral.

 

En résumé : études longues, patience et rigueur sont les maîtres-mots à garder en tête pour espérer devenir expert-comptable.

 

Le mĂ©tier d’expert-comptable

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De nos jours en constante augmentation, le métier d’expert-comptable ne se limite pas à la capacité de savoir manipuler les chiffres. Ainsi, peu de personnes connaissent réellement l’ampleur et la diversité des missions associées à ce métier. Nous allons donc décrypter ensemble ses différents rôles à travers cet article.

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Le rĂ´le de tenue comptable

En entreprise, l’expert-comptable assiste le dirigeant dans l’analyse continue de la santé financière de l’entreprise pour garantir sa pérennisation. De plus, il gère les demandes de financements professionnels, dresse le bilan comptable annuel et établit les prévisions financières pour les semaines à venir.

En cabinet, lors de la difficile et surchargée « période fiscale » s’étalant de janvier à mai, l’expert-comptable prépare le bilan de fin d’année de ses clients, ce qui regroupe la saisie de la comptabilité, l’établissement des comptes annuels et des déclarations fiscales ou encore la rédaction des fiches de paie.

Dans les deux cas, l’expert-comptable sait faire un audit, c’est-à-dire mettre en place une procédure de contrôle de comptabilité et de gestion des entreprises au niveau interne, financier, légal, etc.

Le rĂ´le de conseiller et d’assistant

L’expert-comptable est aussi capable d’accompagner toute personne dans la création, reprise ou développement d’entreprise et sait conseiller son interlocuteur sur tous les stades de son existence. Pour cela, il établit un diagnostic de la situation entrepreneuriale en vue d’y apporter les conclusions nécessaires.

Il participe également à la gestion régulière de l’entreprise dans de multiples domaines en devenant conseiller en organisation administrative, fiscale, sociale, juridique et financière.

Enfin, l’expert-comptable peut être amené à mettre en place de systèmes informatiques spécialisés et faciliter la gestion ainsi que la transmission du patrimoine.

Le rĂ´le de superviseur

Les experts-comptables sont aussi des managers spécialistes en ressources humaines et capables de diriger une équipe de collaborateurs afin de déléguer les tâches à réaliser.

Beaucoup d’experts-comptables assurent également le rôle de commissaire aux comptes, c’est-à-dire qu’ils vérifient les comptes des entreprises et garantissent l’authenticité des informations financières.

 

En résumé, le métier d’expert-comptable joue un rôle pluridisciplinaire comprenant de nombreux savoirs et savoirs-faire en matière de comptabilité, gestion, finance, fiscalité, droit et conseil. Il participe donc à la croissance de nombreux acteurs économiques.

Micro-entreprise : Comment gérer la TVA ?

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Introduction

En matière de régime fiscal, l’entrepreneur peut choisir entre l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés ou la micro-entreprise (auparavant appelée l’auto-entreprise). La loi de finances 2018 réforme le système de la micro-entreprise, le but étant d’en simplifier les modalités d’application.

Pour rappel, les obligations déclaratives des micro-entreprises au regard de la TVA consistent à communiquer à l’Administration fiscale les montants de chiffres d’affaires encaissés et les montants de TVA qui y sont rattachés. Ces déclarations sont réalisées auprès du service des impôts des entreprises (SIE) dont ils relèvent territorialement.

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Prendre en compte le seuil

En quoi la loi de finances pour 2018 réforme-t-elle le système de la micro-entreprise (auto-entreprise) ? La nouvelle loi de finances double les seuils de chiffre d’affaires de la micro-entreprise 2018. Ils sont portés de 33 200 € à 70 000 € pour les activités de prestations de services et de 82 800 € à 170 000 € pour les activités de ventes.

Le relèvement des plafonds s’applique-t-il aussi en matière de TVA ? Non. Les seuils de la franchise en base de TVA ne sont pas modifiés. Ces seuils sont maintenus à 33 200 € pour les activités de prestations de services et à 82 800 € pour les activités de ventes.

Avec ce nouveau dispositif, certaines micro-entreprises se trouvent soumises à la TVA. En 2018, lors du dépassement des seuils majorés de la franchise en base de TVA (35 200 € pour les activités de prestations de services et 91 000 € pour les activités de ventes), ces micro-entreprises sont redevables de la TVA à partir du premier jour du mois au cours duquel ces seuils seront dépassés, comme le stipule l’article 293-B du CGI (LEGIFRANCE). Un contribuable pourra donc relever à la fois du régime micro en matière d’imposition des résultats et à la fois du régime réel en matière de TVA.

DĂ©clarer ses revenus et paiements

En plus des charges sociales, calculĂ©es sur le chiffre d’affaires, qu’il doit verser mensuellement ou trimestriellement Ă  l’URSSAF, l’auto-entrepreneur est Ă©galement imposable sur ses revenus. Cela signifie qu’il doit dĂ©clarer ses revenus annuels auprès du service des impĂ´ts, lequel dĂ©terminera de combien il est redevable.

L’auto-entrepreneur relevant du rĂ©gime de la micro-entreprise (auto-entreprise) doit remplir, quelle que soit l’option fiscale choisie, une dĂ©claration complĂ©mentaire des revenus des professions non salariĂ©es (formulaire n°2042 C PRO) Ă  sa dĂ©claration d’impĂ´ts 2018. Elle permet de dĂ©clarer au centre des impĂ´ts l’ensemble des montants encaissĂ©s au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Pour en savoir plus sur le chiffre d’affaires de la micro-entreprise, cliquez ici.

L’acquittement de la TVA pour les micro-entreprises en 2018 va engendrer plusieurs obligations pour le micro-entrepreneur. Outre l’impératif de tenir un tableau de recettes-dépenses, il lui faudra respecter les obligations comptables en matière de TVA, que ce soit pour les clients ou pour les fournisseurs.

L’entrepreneur, nouvellement assujetti redevable, reçoit un numĂ©ro de TVA intracommunautaire transmis par le service des impĂ´ts des entreprises (SIE) dont il dĂ©pend. Ce numĂ©ro doit obligatoirement ĂŞtre mentionnĂ© sur les factures, les dĂ©clarations d’Ă©changes de biens et les dĂ©clarations de TVA de l’entreprise. Les entreprises soumises au rĂ©gime du rĂ©el simplifiĂ© doivent payer la TVA par deux acomptes semestriels, calculĂ©s Ă  partir de la taxe due au titre de l’exercice prĂ©cĂ©dent : 55 % en juillet, 40 % en dĂ©cembre.

Si la base de calcul des acomptes est infĂ©rieure Ă  1 000 €, le micro-entrepreneur / auto-entrepreneur est dispensĂ© du versement d’acomptes : la TVA est payĂ©e pour l’annĂ©e entière lors de la dĂ©claration annuelle.

Les entreprises soumises au rĂ©gime rĂ©el normal doivent dĂ©clarer chaque mois la TVA devenue exigible au cours du mois prĂ©cĂ©dent et l’acquitter en mĂŞme temps directement en ligne via leur compte fiscal ou par l’intermĂ©diaire d’un prestataire.
Si la TVA payĂ©e chaque annĂ©e est infĂ©rieure Ă  4 000 €, il est possible d’opter pour une dĂ©claration et un versement trimestriels (Service public).

Faire une comptabilité régulièrement

La bonne gestion d’une micro-entreprise (auto-entreprise) en 2018 impose de tenir une comptabilité régulière. Les règles de gestion et de comptabilité à respecter sont :
– Tenir un livre « recettes – dĂ©penses » pour suivre la rentabilitĂ© de l’activitĂ© et surveiller les seuils de chiffre d’affaires
– Conserver l’ensemble des factures et pièces justificatives relatives aux achats, ventes et prestations de services
– DĂ©clarer le chiffre d’affaires dans les dĂ©lais (URSSAF)
– DĂ©clarer l’absence de chiffre d’affaires (dĂ©claration Ă  0€) sous peine de pĂ©nalitĂ©.

Les personnes assujetties Ă  la TVA doivent tenir une comptabilitĂ© ou un livre spĂ©cial leur permettant de justifier du dĂ©tail des opĂ©rations (imposables ou non imposables) qu’ils rĂ©alisent.

Ces justifications concernent, notamment, la nature des opĂ©rations et le montant des recettes encaissĂ©es. Ă€ dĂ©faut d’une telle comptabilitĂ©, les assujettis doivent tenir un livre spĂ©cial c’est-Ă -dire qu’ils doivent inscrire, jour par jour et sans blanc ni rature, sur un livre aux pages numĂ©rotĂ©es spĂ©cialement affectĂ© Ă  cet effet, le montant de leurs opĂ©rations en distinguant au besoin les opĂ©rations taxables de celles qui ne le sont pas.

Exception : les assujettis bĂ©nĂ©ficiant d’une franchise mentionnĂ©e Ă  l’article 293 B du CGI sont dispensĂ©s des obligations mentionnĂ©es ci-dessus. Ils doivent toutefois tenir et, sur demande du service des impĂ´ts, prĂ©senter un registre rĂ©capitulĂ© par annĂ©e, prĂ©sentant le dĂ©tail de leurs achats, ainsi qu’un livre journal servi au jour le jour et prĂ©sentant le dĂ©tail de leurs recettes professionnelles affĂ©rentes Ă  ces opĂ©rations, appuyĂ©s des factures et de toutes autres pièces justificatives (CGI, art. 286, II).

Lorsqu’un micro-entrepreneur relèvera à la fois du régime micro en matière d’imposition des résultats et à la fois du régime réel en matière de TVA, il pourra recourir à un expert-comptable, afin que ce dernier puisse suivre la comptabilité de la micro-entreprise et aussi procéder à la déclaration de la TVA auprès de l’administration.

N’hĂ©sitez pas Ă  contacter le cabinet FICO pour nous faire part de vos besoins. Nous accompagnons de nombreux entrepreneurs dans la rĂ©ussite de leur projet !

 

Micro-entreprise : Tout savoir sur le chiffre d’affaires

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Rappels sur le chiffre d’affaires

La micro-entreprise de 2018 est un statut spĂ©cifique qui a pour but de simplifier la gestion et limiter les coĂ»ts pour les entrepreneurs individuels qui rĂ©pondront aux critères requis. Ce statut de micro entreprise remplace celui d’auto-entrepreneur. Son principe est de dĂ©terminer les cotisations et la fiscalitĂ© (en matière de TVA par exemple) sur le seul critère du chiffre d’affaires. Le paiement des cotisations sociales et de TVA est effectuĂ© au moment oĂą ce chiffre d’affaires est encaissĂ© (et non pas facturĂ©), ce qui rĂ©duit les problèmes de trĂ©sorerie.

Pour rappel, le chiffre d’affaires est le montant hors taxes des ventes de marchandises, produits ou prestations de services rĂ©alisĂ©es par l’entreprise avec les tiers dans l’exercice de son activitĂ© professionnelle normale et courante. En 2018, le plafond d’une micro-entreprise est dĂ©terminĂ© par la règlementation, et c’est en deçà de ce seuil que l’on peut bĂ©nĂ©ficier du dispositif.

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Une hausse significative du plafond

En septembre 2017, l’objectif de simplification de la vie des travailleurs indĂ©pendants est affichĂ© par le gouvernement. Il dĂ©cide donc de doubler le plafond de chiffre d’affaires des micro entreprises Ă  partir du 1er janvier 2018. Le seuil maximal pour bĂ©nĂ©ficier du statut de micro entreprise, passe de 82 800€ pour les activitĂ©s d’achat/vente de marchandises Ă  170 000€ et de 33 200€ pour les prestations de services Ă  70 000€. Le but est d’accroĂ®tre les marges de manĹ“uvre des entrepreneurs pour qu’ils dĂ©veloppent leur micro entreprise en 2018 sans devoir pour autant basculer dans le rĂ©gime rĂ©el.

Il est Ă  noter qu’un dĂ©passement du plafond de chiffre d’affaires dans une micro entreprise sur une seule annĂ©e permet toutefois de conserver le rĂ©gime de micro entreprise. En revanche, si deux annĂ©es consĂ©cutives, le plafond vient Ă  ĂŞtre dĂ©passĂ©, l’entreprise sera placĂ©e sous le rĂ©gime rĂ©el d’imposition pour l’annĂ©e suivante. Le dispositif apporte donc une souplesse importante qui s’adapte au dĂ©veloppement progressif que peuvent connaĂ®tre les micro entreprises en Ă©vitant de les pĂ©naliser ou d’entraver leur croissance.

Opportunité : profiter de la simplicité du régime grâce à cette hausse 

Avec un chiffre d’affaires en croissance, mĂŞme significative, la micro entreprise qui vend des prestations de service ou des marchandises garde donc le bĂ©nĂ©fice du rĂ©gime simplifiĂ©, notamment sur ses cotisations sociales et son rĂ©gime fiscal sur le bĂ©nĂ©fice. C’est la mesure phare proposĂ©e par le gouvernement.

C’est l’avantage fiscal et l’avantage sur les cotisations sociales qui rend le rĂ©gime de micro entreprise intĂ©ressant en 2018. Avec le doublement des plafonds sur les prestations de service et les ventes de marchandise, le micro-entrepreneur peut bĂ©nĂ©ficier plus longtemps de ces avantages, au fur et Ă  mesure que l’activitĂ© de la sociĂ©tĂ© se dĂ©veloppe.

En micro entreprise, on a peu de contraintes administratives, ce qui est vital pour se focaliser sur le dĂ©marrage et le dĂ©veloppement de son activitĂ©. Beaucoup d’entrepreneurs ont par le passĂ© baissĂ© les bras, ont Ă©chouĂ©, ou ont renoncĂ© Ă  se lancer du fait de la complexitĂ© des dĂ©marches ou d’erreurs Ă©ventuelles qui ont pu leur couter très cher. La simplification administrative dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© lors du quinquennat prĂ©cĂ©dent et renouvelĂ© par le gouvernement actuel parle de « guichet unique », de « digitalisation » et de simplification. La nouvelle loi relative Ă  la micro entreprise 2018 va bien dans ce sens.

En revanche, il me parait très important de rappeler que les divers frais et charges ne peuvent ĂŞtre dĂ©duits de la base imposable, ce qui peut ĂŞtre un dĂ©faut pour certains dans ce système de micro entrepreneur. En somme, moins l’entreprise a de frais (en prestations de services par exemple), et plus le rĂ©gime lui est favorable. Au moment de choisir son statut, on peut utiliser un outil de simulation de l’ordre des experts comptables pour visualiser les rĂ©sultats concernant sa propre situation.

Source : site Internet du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables (CSOEC).

Risque : Attention aux nouvelles formalités de déclaration de TVA 

Si l’aspect cotisations sociales et impĂ´t sur le bĂ©nĂ©fice est volontariste et clair, il se pose toutefois le problème de la franchise de la TVA.
Le micro entrepreneur n’Ă©tait pas redevable de la TVA dans le rĂ©gime prĂ©cĂ©dent jusqu’au seuil règlementaire. Aujourd’hui, l’exonĂ©ration de TVA reste assise sur les plafonds anciens. Elle n’est donc pas doublĂ©e. Cela signifie que des micro entrepreneurs 2018 peuvent se voir assujettis Ă  la collecte de la TVA. Les seuils sont pour rappel de 82 800 € annuels pour les ventes de produits et de 33 200 € pour les prestations de services. La loi prĂ©voit une tolĂ©rance de respectivement 91 000 € et 35 200 €. Au-delĂ  de ces seuils, bien qu’il garde son statut de micro entrepreneur, il doit assurer la collecte et le reversement de la TVA Ă  l’Etat. Ceci crĂ©Ă© une complexitĂ© nouvelle pour le micro entrepreneur de 2018, qui doit facturer la TVA Ă  ses clients au-delĂ  du plafond. Une charge de travail notable est Ă  prĂ©voir au niveau de sa comptabilitĂ©, et Ă  ce titre vous pouvez nous contacter pour ĂŞtre bien accompagnĂ©. Cela a Ă©galement pour consĂ©quence de crĂ©er un “effet de seuil” qui peut brider l’activitĂ© de la sociĂ©tĂ©, gĂ©nĂ©rer de nouvelles contraintes administratives et financières, ce qui est contradictoire avec l’objectif de simplification annoncĂ© dans cette loi.

Pour un micro entrepreneur qui applique une politique tarifaire toute l’annĂ©e, et qui travaille avec des particuliers, le dĂ©passement du seuil signifie l’application de la TVA, ce qui peut se rĂ©vĂ©ler assez brutal. Une hausse soudaine de 20% serait mal vĂ©cue par les clients. Le micro entrepreneur peut avoir intĂ©rĂŞt Ă  anticiper dans sa politique tarifaire l’application de la TVA Ă  partir d’un certain seuil ce qui lui Ă©vitera de modifier ses tarifs. Cette loi visant la simplification amène donc un casse-tĂŞte comme effet indĂ©sirable.

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Il reste toutefois que ce dispositif de micro entreprise 2018, mĂŞme imparfait, avec ses souplesses, ses nouveaux plafonds et ses quelques contraintes, ouvre des opportunitĂ©s aux entrepreneurs. Ceux-ci doivent toutefois s’y pencher pour Ă©valuer que leur situation est adaptĂ©e ou pas Ă  ce statut, alors n’hĂ©sitez pas Ă  faire le point avec votre expert-comptable. Nous nous tenons Ă  votre disposition pour en discuter.

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Micro-entreprise : Les nouveautés 2018

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Le rĂ©gime micro-entreprise permet Ă  un entrepreneur de lancer une nouvelle activitĂ© professionnelle, sous son nom propre, sans crĂ©er une sociĂ©tĂ©. La micro-entreprise est donc constituĂ©e d’une seule personne. Encore appelĂ©e auto-entreprise, elle est très prisĂ©e par les artisans, les commerçants ainsi que certaines professions libĂ©rales. Elle n’est pas soumise en principe au rĂ©gime fiscal de la TVA en raison de son statut particulier d’entreprise individuelle. La loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale et la loi de finance de l’annĂ©e 2018 ont prĂ©vu un certain nombre de mesures pouvant modifier sensiblement le fonctionnement, la gestion et la comptabilitĂ© de la micro-entreprise 2018. Quelles sont ces nouveautĂ©s pour 2018 ?

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Un plafond doublé

La micro entreprise 2018 est soumise dĂ©sormais Ă  de nouvelles règles fiscales. Il s’agit entre autres du rehaussement des seuils du rĂ©gime micro-entreprise, une apprĂ©ciation de l’excĂ©dent des seuils sur une durĂ©e de 2 ans, la sortie brusque de certaines professions de la CIPAV, une certaine indĂ©pendance entre le rĂ©gime micro-entreprise et surtout la franchise de la TVA. Ces nouveautĂ©s portent un coup Ă  la gestion et Ă  la comptabilitĂ© de ces auto entreprises, ce qui peut induire le besoin d’un recours Ă  un expert-comptable.

La première mesure porte sur le doublement des plafonds pour les micro-entreprises. La micro entreprise voit dĂ©sormais ses revenus maximums doublĂ©s avec la loi de finance 2018. Les revenus sont fixĂ©s Ă  170 000 euros pour ce qui est des activitĂ©s commerciales et de 70 000 euros pour tous les services. Il est donc plus facile de bĂ©nĂ©ficier des largesses du rĂ©gime fiscal et mĂŞme social de l’auto-entrepreneur. Dès le dĂ©passement des seuils fixĂ©s sur deux ans consĂ©cutifs, la micro entreprise qui dĂ©livre des prestations de services ou qui exerce des activitĂ©s commerciales est juste exclue du rĂ©gime micro-social et micro-fiscal.

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La deuxième mesure clĂ© concerne l’exonĂ©ration des diffĂ©rentes cotisations sociales. Les nouveaux entrepreneurs ainsi que les repreneurs ont droit Ă  une annĂ©e complète sans une seule cotisation. Cette exonĂ©ration intervient dans la limite du plafond de revenus net par an fixĂ© Ă  30.000 euros. La micro entreprise, grâce au plafond 2018, permet d’encourager la crĂ©ation d’entreprise. Il est d’ailleurs annoncĂ© dès l’annĂ©e prochaine une rĂ©duction fiscale sur les cotisations financières pour toute micro entreprise ayant un chiffre d’affaires plus petit que 5.000 euros.

La troisième disposition concerne la suppression pure et simple de la double dĂ©claration de chiffre d’affaires et d’impĂ´ts sur les revenus qui devrait ĂŞtre supprimĂ©e d’ici 2020. Entre temps, les employĂ©s Ă©taient contraints de faire une dĂ©claration au fisc et une autre au RSI. Une telle suppression rend le système fiscal moins lourd.

La quatrième nouvelle mesure concerne le montant prĂ©vu pour le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence dans le cas du versement libĂ©ratoire. Le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence pour faire l’option d’un versement libĂ©ratoire en 2018 est fixĂ© impĂ©rativement Ă  26 818 euros pour une part. L’option pour le prĂ©lèvement libĂ©ratoire peut ĂŞtre un formidable moyen d’optimiser sa fiscalitĂ© personnelle. L’entrepreneur acquitte l’IR sur les montants de ses recettes que ce soit mensuellement ou trimestriellement Ă  un taux Ă©tabli Ă  1 % pour ce qui concerne les activitĂ©s commerciales telles que la vente de biens ou la fourniture de logement, de 1,7 % pour les diffĂ©rentes prestations de services exercĂ©es et de 2,2% pour les bĂ©nĂ©ficiaires de BNC. Pour en bĂ©nĂ©ficier, il suffit juste de lever l’option en contactant les caisses de base du RSI avant le 31 dĂ©cembre. La mise en application intervient au cours de l’annĂ©e qui suit. Un amĂ©nagement est fait pour les nouveaux entrepreneurs. Leur dĂ©claration peut intervenir jusqu’au dernier jour du 3ème mois suivant la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© pour en profiter au cours de l’annĂ©e.

Une refonte de la franchise TVA

La nouveautĂ© de cette loi de finances 2018 concerne l’absence de la revalorisation pour la franchise en base de TVA. Pour bĂ©nĂ©ficier de la franchise en base de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, le chiffre d’affaires limite n’a guère Ă©tĂ© revalorisĂ©. Ce montant est de 91 000 euros pour les activitĂ©s commerciales, les tâches de fourniture de denrĂ©es alimentaires ou de logement. Le seuil est de 35 200 euros pour toutes les activitĂ©s de prestations de services qui sont du ressort des BNC ou BIC. En cas de dĂ©passement, le micro-entrepreneur continue de bĂ©nĂ©ficier des largesses du statut du micro-social et de micro-fiscal au 1er janvier de l’annĂ©e qui suit celle du dĂ©passement. En revanche, il est assujetti Ă  la TVA Ă  compter du 1er jour du mois de dĂ©passement. Il facture cette taxe sur ses ventes et prestations avec tous ses clients, puis il rĂ©cupère le montant de la TVA sur ses diffĂ©rents achats. Le mĂ©canisme de la micro entreprise en 2018 concernant la TVA a donc Ă©tĂ© remaniĂ© en profondeur. Il faut souligner que l’absence de facturation de TVA ne constitue en rien un avantage, si vous facturez Ă  des professionnels qui peuvent dĂ©duire la TVA sur leurs achats. Tout entrepreneur qui est assujetti nouvellement acquiert un numĂ©ro de TVA intracommunautaire. Ce numĂ©ro est envoyĂ© par le service des impĂ´ts des entreprises. Le micro-entrepreneur est donc contraint de le mentionner sur les dĂ©clarations d’Ă©changes de biens, de TVA ainsi que sur ses factures.

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La nouvelle loi fiscale permet de rĂ©clamer un dĂ©lai de paiement Ă  l’avance pour les cotisations. Autrefois, en cas de difficultĂ©s lors du paiement des cotisations, il Ă©tait permis de faire des demandes multiples de prolongement de dĂ©lai mais la contrainte Ă©tait d’attendre forcĂ©ment la date d’Ă©chĂ©ance du paiement. Certains entrepreneurs Ă©taient très anxieux et redoutaient les pĂ©nalitĂ©s de retard. Il n’est plus question d’attendre le dernier jour pour formuler sa demande de prolongation de dĂ©lai de paiement voire un Ă©talement des diffĂ©rents règlements par anticipation.

L’une des mesures rĂ©side aussi dans la suppression du RSI. Cette mesure Ă©tait très sollicitĂ©e par les auto-entrepreneurs. Cette disposition du lĂ©gislateur confirme de la prise en compte rĂ©elle du gouvernement des dolĂ©ances de ces derniers. Le RSI est supprimĂ© au profit du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale. NĂ©anmoins, il est prĂ©vu une pĂ©riode transitoire de 2 ans. Ce dĂ©lai est bien souhaitĂ© d’ailleurs.

Le micro entrepreneur est redevable d’un impĂ´t et doit donc dĂ©clarer ses revenus. L’entrepreneur s’assure d’insĂ©rer le montant de son chiffre d’affaires dans la dĂ©claration de revenus intitulĂ© N° 2042-C-PRO. Ce montant est rĂ©duit de façon automatique au cours du calcul de l’impĂ´t. Le montant forfaitaire est de 71 % du CA pour les activitĂ©s commerciales, 50 % du CA pour ce qui relève des activitĂ©s industrielles et de 34 % du CA pour toutes les activitĂ©s libĂ©rales.

Les taux d’imposition en cas de prĂ©lèvement libĂ©ratoire d’impĂ´t sur les revenus est de 1 % pour les activitĂ©s d’achat et de revente de biens, de 1,7 % pour toute les autres activitĂ©s tertiaires et de 2,2 % pour les activitĂ©s libĂ©rales et les prestations de services. Toutes ces nouveautĂ©s 2018 font la joie des auto-entrepreneurs. Les rĂ©formes vont d’ailleurs se poursuivre dans les annĂ©es Ă  venir.

Si vous êtes micro-entrepreneur ou souhaitez le devenir et que vous avez besoin d’assistance, je vous invite à prendre contact avec moi car avec le cabinet d’expert-comptable FICO créé en 1972, nous accompagnons au quotidien des centaines d’entrepreneurs.

Micro-entreprise : Guide pour démarrer son activité

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En quoi consiste la micro-entreprise ou l’auto-entreprise ?

Comment fonctionne ce rĂ©gime et celui de l’auto-entrepreneur ?
Nous avons préparé pour vous une série d’articles
relatifs à la micro-entreprise et à l’auto-entreprise pour mieux vous guider.

Par définition, une micro-entreprise est une entreprise gérée par une seule personne et dont le niveau de chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils prévus par la loi. Cette appellation remplace celle de l’auto-entreprise abandonnée en 2014, mais le principe et le statut de ce régime fiscal restent identiques.

L’entrepreneur qui se lance dans le rĂ©gime de la micro entreprise (ou auto-entrepreneur), bĂ©nĂ©ficie d’une structure parfaitement adaptĂ©e au lancement d’une nouvelle activitĂ© professionnelle. En effet, il est facile de se lancer, il est aisĂ© d’administrer votre sociĂ©tĂ© et il n’est pas plus compliquĂ© de fermer la structure dès que souhaitĂ©.

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Création :

L’enregistrement en tant qu’auto-entrepreneur a Ă©tĂ© progressivement simplifiĂ© et peut se faire en ligne. La dĂ©claration de la micro entreprise doit se faire au RCS (registre du commerce et des services) ou RM (pour les activitĂ©s artisanales). L’ouverture d’un compte bancaire dĂ©diĂ© est obligatoire. Si vous vous inscrivez en tant qu’artisan, il se peut que vous deviez suivre une formation obligatoire, non pas pour apprendre votre mĂ©tier, mais sur la façon de gĂ©rer une entreprise en France.

Si vous n’ĂŞtes pas sĂ»r de la catĂ©gorie dans laquelle se situe votre activitĂ© proposĂ©e (commerciale, artisanale ou libĂ©rale), le site auto-entrepreneur.fr contient des listes d’emplois ou de professions et un tableau indiquant leur catĂ©gorie, par exemple « services divers », « expertise » ou « services Ă  la personne ». Vous devez choisir le titre du poste qui dĂ©crit le mieux ce que vous avez l’intention de faire et sa catĂ©gorie. La liste des activitĂ©s libĂ©rales compte Ă  elle seule sept pages, de sorte qu’il y ait beaucoup d’options.

Certaines professions exigent une assurance obligatoire (responsabilitĂ© civile) et vous devriez demander conseil Ă  un professionnel avant de vous lancer dans votre nouvelle activitĂ©, qui n’est peut-ĂŞtre pas couverte par votre police d’assurance habitation ou par votre assurance automobile si vous transportez des clients plutĂ´t que des membres de votre famille et des amis.

Les cotisations sociales sont versĂ©es soit Ă  la SSI (SĂ©curitĂ© Sociale IndĂ©pendants) et non plus au RSI (RĂ©gime Social des IndĂ©pendants), soit Ă  la CIPAV (ne gère que la retraite, essentiellement pour les professions libĂ©rales) en fonction de votre type d’activitĂ©. Le montant de vos cotisations est fonction de votre chiffre d’affaires encaissĂ© et dĂ©clarĂ©.

En termes de comptabilitĂ©, il est fortement recommandĂ© d’ouvrir un compte bancaire micro entreprise distinct ; il ne s’agit pas nĂ©cessairement d’un « compte d’affaires » tel que dĂ©crit par votre banque (et avec des frais plus Ă©levĂ©s) mais simplement sĂ©parĂ©, disons, de votre compte de mĂ©nage.

Les mariĂ©s peuvent travailler ensemble Ă  condition qu’ils soient enregistrĂ©s sĂ©parĂ©ment et non en tant que partenaires. Vous n’ĂŞtes pas autorisĂ© Ă  employer quelqu’un dans le cadre du programme, mais vous pourriez collaborer avec un autre auto-entrepreneur. Vous pouvez protĂ©ger vos biens personnels, comme votre maison, de la mĂŞme façon que vous les sĂ©pareriez de vos biens commerciaux si vous travaillez par l’intermĂ©diaire d’une sociĂ©tĂ© (SARL, SAS ou autre).

Gestion :

La gestion d’une micro entreprise est une mission très sensible. Pour ce faire, certaines règles doivent être maîtrisées afin d’assurer avec succès cette mission.

Obtenez votre agrément

Si vous lancez votre micro-entreprise (ou auto entreprise) dans le domaine de l’artisanat, vous devez vous inscrire auprès de la chambre des mĂ©tiers de l’artisanat et Ă©ventuellement suivre une formation validant cette inscription. Cette Ă©tape est importante pour s’assurer que vous exploitez votre entreprise lĂ©galement et conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation de l’industrie. Toutes les entreprises n’ont pas besoin de licence. Assurez-vous de vĂ©rifier qu’elle soit nĂ©cessaire ou non.

Restez organisé

L’organisation de votre temps, de vos finances et de votre inventaire est l’une des clĂ©s du succès d’une micro-entreprise (ou auto-entreprise). DĂ©veloppez une feuille de calcul qui vous aide Ă  garder une trace de tous les dĂ©tails importants afin de ne pas avoir Ă  les garder dans votre tĂŞte, et prenez le temps (au moins une fois par semaine) de tout revoir. Dresser un agenda personnel, une « to-do list » ou encore un tableau Excel sont quelques astuces pratiques vous aider Ă  garder le contrĂ´le.

Déléguer les responsabilités

Vous ne pouvez pas tout faire vous-même, alors déléguez les différentes tâches qui sortent de vos compétences en faisant appel à des prestataires externes qui vous permettront d’avoir un gain de temps considérable et de booster votre productivité.

Impliquez-vous

Vous devez rester impliquĂ© car vous ĂŞtes le seul Ă  pouvoir dĂ©velopper votre chiffre d’affaires. De plus, vous devez ĂŞtre Ă  l’Ă©coute des besoins de vos clients. Assurez-vous d’ĂŞtre au courant des besoins et de la rĂ©troaction des clients et ne vous Ă©loignez pas de votre clientèle. Laisser la rĂ©troaction des clients entre vos mains. C’est votre entreprise et vous vous ĂŞtes mis dans une position de risque, alors soyez proactif dans la rĂ©alisation des rĂ©sultats de l’entreprise. Certes, les dĂ©buts sont difficiles, mais c’est en s’impliquant avec rigueur que vous serez gagnant sur le long terme.

Fiscalité :

Il existe deux types de rĂ©gimes d’impĂ´t sur le revenu et d’assurance sociale des micro-entrepreneurs :

Le régime de base

Dans le cadre de ce rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, votre assujettissement Ă  l’impĂ´t sur le revenu et aux cotisations sociales est calculĂ© sur le chiffre d’affaires que vous dĂ©clarez chaque mois ou chaque trimestre, après dĂ©duction d’un abattement forfaitaire. Les taux de cotisations sociales sont ceux de 2017.

Le régime micro-social / micro-fiscal

Dans le cadre de ce régime, vous devez déclarer mensuellement ou trimestriellement (suivant l’option prise au moment de la création de votre micro-entreprise) le chiffre d’affaires encaissé (et non pas facturé) durant la période. Au moment de cette déclaration, il vous est calculé un montant de charges sociales à payer de la manière qui suit :

  • Si votre activitĂ© consiste en une prestation de service, vous payez : chiffre d’affaires x 23.1%
  • Si votre activitĂ© consiste en une profession libĂ©rale relevant du RSI, vous payez : chiffre d’affaires x 23.1%
  • Si votre activitĂ© consiste en une profession libĂ©rale relevant de la CIPAV, vous payez : chiffre d’affaires x 22.9%
  • Si votre activitĂ© consiste Ă  vendre des marchandises, vous payez : chiffre d’affaires x 13.4%

Exemple : Si vous encaissez un chiffre d’affaires de 60.000 € dans le cadre de votre activité de vente de marchandises, vous payez des cotisations pour 8.040 €

Si vous n’avez donc pas encaissé de chiffre d’affaires, vous n’avez pas de cotisation à payer.

Notez que ce taux forfaitaire de cotisation ne tient pas compte de la rentabilité de votre activité.

Notez également qu’au moment de la constitution de votre micro entreprise (ou auto-entreprise), sous certaines conditions de revenus, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur les revenus ce qui vous permet de payer un impôt sur le revenus correspondant à 1% du chiffre d’affaires encaissé en activité d’achat/revente, de 1.7% en activité de prestation artisanale ou commerciale et de 2.2% en activité libérale.

Avantages et inconvénients :

Quels sont les avantages du régime des micro-entreprises ?

1. Vos cotisations sont calculées en fonction du chiffre d’affaires encaissé, tout simplement.

2. Le calcul de ce que vous devez est relativement simple et le rĂ©gime convient particulièrement aux activitĂ©s de services dont les frais gĂ©nĂ©raux sont faibles ou nuls (exemple : un consultant travaillant Ă  domicile). Les cotisations et les impĂ´ts sont payĂ©s pĂ©riodiquement (mensuellement ou trimestriellement) et si vous ne gagnez aucun revenu au cours d’une pĂ©riode, vous soumettez simplement une « dĂ©claration nulle » sans rien Ă  payer.

3. Vous pouvez travailler à votre compte en tant que personne physique sans nécessité de créer une personne morale. Vous pouvez aussi exercer votre activité à temps plein ou à temps partiel ou de façon intermittente dans le cadre de ce régime, et même le combiner avec un emploi (à temps plein) ou une autre activité.

4. La micro-entreprise reste en dehors du système de TVA (jusqu’à un certain niveau de chiffre d’affaires). Cela peut ĂŞtre un avantage si la majoritĂ© de vos clients sont des particuliers qui ne peuvent normalement pas rĂ©cupĂ©rer la TVA payĂ©e sur les biens et services qu’ils achètent, car vos prix peuvent ĂŞtre moins chers que ceux d’un concurrent qui doit facturer la TVA.

5. La création et la gestion d’une micro-entreprise restent assez simple. Il suffit d’une déclaration en ligne de son activité et des revenus générés pour avoir le calcul automatique de l’impôt à payer sur base de la TVA pour être en règle.

Quels sont les inconvénients du régime des micro-entreprises ?

1. Il y a des limites sur le chiffre d’affaires pour bĂ©nĂ©ficier de ce rĂ©gime. Ces seuils ont Ă©tĂ© revus Ă  la hausse au 1er janvier 2018 pour s’établir de la manière suivante :

  • ActivitĂ© de service : plafond de 70.000 € de chiffre d’affaires annuel
  • ActivitĂ© d’achat-revente de biens : plafond de 170.000 € de chiffre d’affaires annuel

2. Les charges sociales sont calculées sur vos revenus et non sur vos bénéfices, ce qui pourrait ne pas convenir à une entreprise qui a beaucoup de coûts. Par exemple, si vous achetez des biens à vendre ou si vous créez des objets à vendre et devez acheter des matières premières. Il faut que vous ayez une marge suffisante pour profiter du régime micro-entreprise (ou auto-entreprise). Si votre marge est relativement faible, il sera alors préférable d’exercer sous forme de société (SAS ou SARL). Contactez votre expert-comptable pour vous assurer d’opter pour la bonne forme juridique.

3. Pour les personnes qui ont peut-être déjà pris leur retraite et qui reçoivent une pension, notez que vous continuerez à payer des cotisations de retraite dans le cadre de vos prestations de sécurité sociale, sans que cela vienne modifier votre retraite actuelle.

4. Il est Ă  noter que certaines activitĂ©s sont fortement rĂ©glementĂ©es et exigent des preuves d’expĂ©rience et/ou des qualifications reconnues. Ils comprennent pratiquement tous les aspects du bâtiment et de la construction/rĂ©paration (des grands travaux Ă  la plomberie, l’Ă©lectricitĂ©, etc.), la rĂ©paration et l’entretien des vĂ©hicules Ă  moteur de tous types, la prĂ©paration ou la production de nourriture pour la vente (boulangerie, boucherie, poissonnier, etc.), la coiffure et la beautĂ© des cheveux.

Le prélèvement à la source

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Vous vous demandez sĂ»rement quelles vont ĂŞtre les nouveautĂ©s en 2019 en matière d’impĂ´ts. Vous ĂŞtes bien tombĂ© ! Nous aborderons Ă  travers cet article les mesures que prĂ©voit la loi de finances pour le prĂ©lèvement Ă  la source.

Vous (et nous) avez toujours connu la dĂ©claration d’impĂ´ts sur le revenu en version papier avec des Ă©chĂ©ances Ă  ne pas dĂ©passer. Et bien, cette Ă©poque est dĂ©sormais rĂ©volue.
L’article 60 de la loi n°2016-1917 du 29 dĂ©cembre 2016 de finances pour 2017, instaure un prĂ©lèvement Ă  la source de l’impĂ´t sur le revenu qui prendra la forme (selon le cas) d’une retenue Ă  la source ou d’un acompte et entrera en vigueur Ă  compter du 1er janvier 2019.
En effet, cette mesure de prĂ©lèvement Ă  la source avait Ă©tĂ© instaurĂ©e par Michel Sapin (qui Ă©tait alors ministre de l’Économie et des Finances), fin 2016, et devait prendre effet le 1er janvier 2018 de sorte Ă  ce que 2017 soit une annĂ©e de “transition”.

Vous vous demandez maintenant pourquoi ce prélèvement à la source et surtout quels vont être les changements. Pas de paniques, on vous explique.

Le prĂ©lèvement Ă  la source a avant tout Ă©tĂ© pensĂ© pour moderniser le recouvrement de l’impĂ´t sur le revenu, mais sans pour autant en modifier les règles de calcul.
Le dispositif qui a Ă©tĂ© Ă©tabli par la loi de finance l’annĂ©e dernière, ne connaĂ®tra pas de grands changements, mais quelques ajustements ont toutefois Ă©tĂ© apportĂ©s.

Premier ajustement : des mesures anti-optimisation
Un “crĂ©dit d’impĂ´t modernisation du recouvrement” (CIMR) est prĂ©vu pour Ă©viter une double imposition l’annĂ©e de mise en place du prĂ©lèvement Ă  la source. Car en effet, les contribuables en 2017 devaient payer les impĂ´ts calculĂ©s sur 2016 et en 2018, payer les impĂ´ts directement sur 2018.

Pour Ă©viter que les contribuables ne reportent les dĂ©penses dĂ©ductibles en 2019 puisque l’impĂ´t sur le revenu de 2018 sera neutralisĂ© par ce CIMR, des mesures d’anti-optimisation ont Ă©tĂ© instaurĂ©es.

Deuxième ajustement : les revenus fonciers
Seuls les travaux ayant un caractère d’urgence et les travaux sur des biens immobiliers acquis en 2019 seront dĂ©ductibles intĂ©gralement. En revanche, les travaux payĂ©s en 2019 ne seront dĂ©ductibles qu’Ă  hauteur de la moyenne des travaux payĂ©s en 2018 et en 2019.

Troisième ajustement : épargne retraite
Pour l’imposition des revenus de 2019, le montant des cotisations dĂ©ductibles du revenu net global de l’Ă©pargnant au titre de certains rĂ©gimes d’Ă©pargne-retraite sera Ă©gal Ă  la moyenne des cotisations versĂ©es en 2018 et en 2019, lorsque, d’une part, le montant versĂ© en 2019 sera supĂ©rieur Ă  celui versĂ© en 2018 et que, d’autre part, ce dernier sera infĂ©rieur Ă  celui versĂ© en 2017.

De plus, des précisions sont apportées sur :
– Les personnes tenues d’effectuer la retenue Ă  la source
– La phase prĂ©paratoire Ă  la mise en oeuvre du prĂ©lèvement Ă  la source
– Les modalitĂ©s de mise Ă  disposition et d’application du taux de prĂ©lèvement Ă  la source
– Les obligations des personnes tenues d’effectuer la retenue Ă  la source

Votre expert-comptable vous accompagne dans la mise en place du prélèvement à la source.

SOURCES : 

http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/11180-PGP.html?identifiant=ACTU-

https://www.monfinancier.com/report-du-prelevement-a-la-source-la-bonne-nouvelle-pour-le-perp-26510.html

Le télétravail

mettre en place le teletravail dans son entreprise

Comment mettre en place
le télétravail dans son entreprise ?

En 2016, 16,7% des français tĂ©lĂ©-travaillaient plus d’un jour par semaine.

Le tĂ©lĂ©travail dĂ©signe une organisation du travail particulière. Celui-ci permet aux salariĂ©s de travailler en dehors des locaux de l’entreprise, en utilisant les techniques de l’information et de la communication (TIC). Il peut ĂŞtre mis en place, dans le respect de certaines règles, dès l’embauche du salariĂ© ou par la suite.

Le salarié peut donc :
– Travailler de chez lui (dans ce cas-lĂ  il bĂ©nĂ©ficie d’un statut de travailleur Ă  domicile)
– Travailler dans un tĂ©lĂ©centre (s’il habite loin de l’entreprise ou s’il a une profession nomade)

Comment mettre en place le télétravail ?

Le tĂ©lĂ©travail peut ĂŞtre mis en place soit dans le cadre d’un accord collectif, soit dans le cadre d’une charte Ă©laborĂ©e par l’employeur (après avis du comitĂ© social Ă©conomique s’il existe).
En l’absence de charte ou d’accord collectif, la salariĂ© et l’employeur peuvent formaliser leur accord par tout moyen lorsqu’ils conviennent de recourir de manière occasionnelle au tĂ©lĂ©travail.

Il est Ă  noter que en cas de circonstances exceptionnelles ou en cas de forces majeures, le tĂ©lĂ©travail peut ĂŞtre imposĂ© sans l’accord des salariĂ©s.

Comment organiser le travail ?

L’accord collectif ou la charte Ă©laborĂ©e par l’employeur doit prĂ©ciser :
– Les conditions de passage en tĂ©lĂ©travail et les conditions de retour Ă  une exĂ©cution du contrat de travail sans tĂ©lĂ©travail
– Les modalitĂ©s d’acceptation par le salariĂ© des conditions de mise en oeuvre du tĂ©lĂ©travail
– Les modalitĂ©s de contrĂ´le du temps de travail ou de rĂ©gulation de la charge de travail
– La dĂ©termination des plages horaires durant lesquelles l’employeur peut habituellement contacter le salariĂ© en tĂ©lĂ©travail

Quelles sont mes obligations en tant qu’employeur ?

L’employeur qui refuse d’accorder le bĂ©nĂ©fice du tĂ©lĂ©travail doit motiver sa rĂ©ponse.
Vous devez informer votre salariĂ© de toute restriction d’usage d’Ă©quipements, outils informatiques ou de services de communication Ă©lectronique et des sanctions en cas de non-respect de ces restrictions.
Vous devez Ă©galement organiser chaque annĂ©e un entretien qui porte sur les conditions d’activitĂ© du salariĂ© et sa charge de travail.

Quels sont les droits du télétravailleur ?

Le tĂ©lĂ©travailleur EST un salariĂ© de l’entreprise ! Il ne faut pas l’oublier. Il bĂ©nĂ©ficie donc des mĂŞmes droits individuels et collectifs que l’ensemble des autres salariĂ©s. C’est-Ă -dire l’accès Ă  la formation, le respect de la vie privĂ©e, santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail, accès aux activitĂ©s sociales de l’entreprise, aux informations syndicales, etc.
Ainsi, le télétravailleur est prioritaire pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail qui correspond à ses qualifications et compétences professionnelles.

Quels sont les avantages au télétravail ?

 Pour l’employeur

– Augmentation de la flexibilitĂ© des ressources humaines
– RĂ©duction de l’absentĂ©isme et des retards
– IntĂ©gration des salariĂ©s handicapĂ©s et des salariĂ©s ayant des contraintes familiales importantes
– Meilleure gestion des dĂ©mĂ©nagements et des transferts d’activitĂ©
– RĂ©duction des frais gĂ©nĂ©raux et des dĂ©penses
– ModernitĂ© des processus de management
– Contribution Ă  une meilleure conciliation des temps sociaux
– Participation au bilan carbone de l’organisation
– AmĂ©lioration de la productivitĂ©

Pour le télétravailleur

– RĂ©duction des transports
– Horaires de temps de travail plus souples
– Accroissement en autonomie et responsabilitĂ©
– Limitation des nuisances sonores
– Meilleure conciliation entre vie personnelle
– Augmentation de la qualitĂ© de vie, qui implique une plus grande productivitĂ© au travail

Attention tout de mĂŞme car le tĂ©lĂ©travailleur peut vite se sentir mis Ă  l’Ă©cart voire mĂŞme isolĂ© et ne bĂ©nĂ©ficie pas de la dynamique de groupe d’une Ă©quipe.

Pour plus d’informations et renseignements concernant la mise en place du tĂ©lĂ©travail dans votre entreprise, n’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter. Nous rĂ©pondrons Ă  toutes vos questions et vous conseillerons dans votre dĂ©marche.

L’importance de la communication

importance de la communication

La création d’entreprise impose d’accomplir des tâches innombrables et plutôt fastidieuses. Dans cette vague de travail, les actions de communication sont rarement une priorité. Erreur ! Dans un contexte extrêmement concurrentiel, c’est sans doute la meilleure arme pour faire connaître votre entreprise, acquérir vos premiers prospects, gagner en crédibilité et perdurer dans le temps. La communication doit donc faire partie intégrante de votre phase de création.

Pour les entrepreneurs, se pose souvent la question du temps et de l’argent. Ce sont effectivement deux éléments qui manquent très souvent aux jeunes créateurs d’entreprise. Et généralement, un domaine en pâtit : la communication. Mais comme nous l’avons dit dans notre dernier article sur le lancement d’une entreprise (à revoir ici). Vous aurez beau avoir la meilleure idée du monde, si vous ne la faites pas connaître, tout votre travail sera vain. Ce qui serait tout de même assez dommage n’est-ce pas…

Attention toutefois, avant de mettre en place pléthore d’actions et de supports, il est important d’avoir une période de réflexion pendant laquelle vous définirez tout d’abord votre cible, le ou les messages que vous souhaitez faire passer, l’image que vous voulez renvoyer ainsi que vos éléments de différenciation et avantages concurrentiels. Aussi, gardez en tête que vous devez être cohérent avec vos valeurs, la taille de votre cabinet, le projet de développement, en somme, l’image que vous souhaitez renvoyer de votre cabinet à moyen et long terme.

Comment faire connaître son entreprise ? / Quels sont les incontournables en matière de communication lors de la création de son entreprise ?

À l’heure actuelle, la nécessité d’être présent sur le web n’est plus à démontrer, et ce, quel que soit le domaine d’activité. Il est tout bonnement impensable qu’une jeune entreprise soit introuvable sur la toile. L’élaboration d’un site internet doit donc faire partie de vos priorités. Dans un premier temps, un « simple » site vitrine présentant vos produits et/ou services suffira amplement. Si votre activité se développe, vous aurez tout le loisir d’y apporter des améliorations.

Vous devez également être présent sur les réseaux sociaux, une page Facebook (régulièrement alimenté) est le minimum à avoir.

La carte de visite, qui donne un aperçu global des activités de l’entreprise, est également un incontournable lorsque l’on démarre son affaire.

Mettez en place une identité visuelle et restez-y fidèle.

Le visuel est le premier élément que les clients perçoivent, c’est donc un aspect qui doit être parfaitement maîtrisé. Avoir une identité « fixe » et homogène vous permettra d’être facilement identifiable par vos prospects et futurs clients. Cela participera également à asseoir votre crédibilité et votre professionnalisme.

Faut-il forcément faire appel à des professionnels de la communication ?

Tout dépend du temps et de la compétence dont vous disposez. Pour certains incontournables tels que la conception du site internet ou des cartes de visite, investir et faire appel à un spécialiste est un bon investissement qui vous permettra d’éviter les erreurs de débutant.  Sachez que nombres d’agences proposent des packs dits « création d’entreprise » à des prix plutôt abordables.

Derniers conseils : Communiquez peu mais efficace ! À ce stade et au vu de votre budget (sûrement limité), votre jeune entreprise n’a pas forcément besoin de posséder un site internet dernier cri, plaquette, brochure, parutions presse et TV dès les premiers mois. Aussi, lorsque vous mettrez en place vos actions, pensez optimisation et rentabilité ! Avant de dépenser votre argent, ayez une idée (même vague) de ce que cela va vous rapporter. Enfin, sachez que si votre entreprise se développe, votre stratégie de communication devra également évoluer.

Lancer une franchise

se lancer dans la franchise

Vous avez choisi de vous re(convertir), de vous lancer dans une nouvelle aventure professionnelle et, comme beaucoup d’entrepreneurs, vous avez choisi la franchise. La franchise est réputée plus sûre en termes de réussite et les avantages sont nombreux. Toutefois, contrairement aux idées reçues, c’est une démarche qui nécessite de s’informer et se préparer convenablement.

La franchise  : un modèle de création plébiscité par les entrepreneurs 

La France est le leader européen de la franchise, son nombre de franchisés est en constante augmentation (il a doublé en 10 ans), et pour cause, cette solution de création d’entreprise offre des avantages non négligeables. Tout d’abord, vous avez un concept clé-en-main, qui a été testée et qui a vraisemblablement déjà fait ses preuves. Ce qui sous-entend que si vous suivez cette «recette», vous avez d’ores et déjà un plus grand pourcentage de réussite.

Aussi, vous bénéficiez également de la notoriété du franchiseur, son expérience, son savoir-faire et son circuit logistique.

Ouvrir une franchise vous assure également un accompagnement quasi-permanent, que ce soit via le franchiseur ou les autres franchisés. Nul besoin de chercher absolument à se créer un réseau puisque celui-ci existe déjà.

Tous ces avantages expliquent le fait que 90% des franchisés parviennent à maintenir leur activité dans les 5 années qui suivent l’ouverture de leur structure.

Pour autant, se lancer dans la franchise ne vous garantit pas la réussite à 100%.

Des inconvénients à prendre en compte

La franchise nécessite d’avoir des ressources financières assez conséquentes contrairement à la création d’entreprise ordinaire. Évaluez donc au mieux votre patrimoine et vos fonds ou dirigez-vous vers votre banquier si besoin.

Avant de choisir votre franchise, analysez dans le détail les données que vous avez à votre disposition : chiffre d’affaires moyen, résultats, salaires, marges… Tous ces éléments sont importants pour évaluer la rentabilité d’une franchise. Sachez également que même si le franchiseur vous donnera des informations précieuses, rien ne vous exempte de mener votre propre « enquête » de votre côté et de vous informer sur l’état du marché.

Pour assurer la pérennité et la réussite de votre franchise, la trésorerie doit être parfaitement maîtrisée. N’hésitez pas à demander conseil à votre franchiseur, ou à faire externaliser cette tâche auprès d’un expert-comptable, le cas échéant. Vous pourrez ainsi vous concentrer pleinement sur votre affaire.

Autre chose à savoir, si vous êtes d’une nature très créative, celle-ci risque d’être quelque peu bridée. En tant que nouveau franchisé, vous aurez l’obligation de respecter les règles du réseau : de la façon de présenter vos produits, de communiquer à l’installation du point de vente… En somme, si vous souhaiter développer vos propres idées ou concepts, la franchise n’est peut-être pas la meilleure option pour vous.

Dernier conseil : prenez du temps pour analyser les modalités de l’accord, partez également à la recherche des autres franchisés pour les questionner. Leur expérience reste le meilleur des témoignages. En générale, leurs coordonnées sont présentes dans un document pré contractuel fourni par le franchiseur (Document d’Information Pré-contractuel – DIP).

Zoom : le business plan

zoom sur le business plan

Suite de notre série d’articles liés à la création d’entreprise…Nous avons précédemment vu quelles erreurs étaient à éviter lorsque vous décidez de lancer votre projet d’entreprise. Certaines démarches sont incontournables et vous aideront à mettre toutes les chances de votre côté. Parmi celles-ci, la rédaction du business plan, considéré par beaucoup comme base solide à tout projet de création.

Qu’est-ce que le business plan ?  

C’est un document qui présente de manière exhaustive un projet de reprise ou de création d’entreprise. Généralement, on distingue deux grandes parties; la partie description : présentation globale du projet et de son environnement (produits et/ou services proposés, l’équipe, le marché, etc). La deuxième partie correspond plus à une démonstration : on doit y retrouver une partie prévision, qui contient les données financières et surtout la manière dont celles-ci seront utilisées sur un temps défini. Le business plan doit montrer en quoi votre projet est en capacité de générer des bénéfices et de rester pérenne.

Pour résumer : présentation du projet, vision, objectifs, résultats et moyens sont les choses qui constituent le business plan.

À noter que le business plan peut aussi être rédigé si une entreprise déjà existante cherche par exemple à développer ses activités.

Pourquoi est-ce un document indispensable ?

Tous les professionnels de l’entrepreneuriat s’accordent sur ce point : nombres d’entreprises ferment prématurément à cause d’une mauvaise préparation, ou du moins incomplète. Or le fait de rédiger un business plan, vous obligera forcément à vous pencher sur certains aspects et à approfondir votre réflexion.

Ainsi, même si ce n’est pas obligatoire, il est fortement recommandé de posséder un business plan, et cela, quel que soit le secteur d’activité.

Il vous servira tout d’abord à vous-même puisqu’il sera une véritable base de pilotage, et même un repère. Le business plan vous permettra de vous faire une réelle idée sur le degré de faisabilité et viabilité de votre projet.

Mais il vous permettra également de présenter votre entreprise aux tiers (partenaires financiers, associés, banquiers…). C’est pourquoi il est important de soigner l’élaboration de ce document.

Se faire accompagner ou le rédiger seule ?

Il est bien sur tout à fait possible de se lancer dans la conception d’un Business plan de manière autonome. Il y a même des outils qui peuvent vous aider dans l’élaboration de celui-ci.

Néanmoins, la meilleure option reste de se faire accompagner par un professionnel. Vous pouvez par exemple vous adresser à un expert-comptable : sa vision et sa connaissance globale du monde de l’entreprise lui permettront d’émettre un avis pertinent et précieux. Vous gagnerez en crédibilité aux yeux de vos potentiels investisseurs, associés et autres partenaires.

Lancer son activité

lancement de votre activite

Après de multiples efforts, un temps considérable à élaborer et mettre en place étude de marché, business plan, stratégies et autres démarches fastidieuses, on y est : c’est le lancement de votre activité ! Les premières semaines, mois de votre entreprise sont particulièrement importants, il est donc important de ne pas relâcher vos efforts !

Votre priorité : vendre !

Ce conseil est évidemment valable pour tous les chefs d’entreprise, quelle que soit leur phase. Mais ça l’est encore pour votre petite entreprise qui vient de démarrer. À ce stade, personne ne peut mieux vendre votre produit ou service que vous-même.

Même la meilleure entreprise du monde ne fera pas long feu si elle ne va pas à la recherche de clients. N’hésitez donc pas à vous octroyer du temps pour faire de la prospection.

Lors de la phase de création, vous avez sûrement déjà conçu votre plan d’action. Il convient maintenant d’en détailler le contenu et d’élaborer précisément des actions commerciales. Identifiez ensuite le temps que vous devrez consacrer à chaque action, ainsi que leur coût. Cette action vous permettra de définir celles qui auront le meilleur ratio en termes de coût – temps – efficacité.  N’hésitez pas à passer du temps sur cette étape qui vous évitera de nombreux tracas.

Surveillez votre trésorerie

Véritable révélatrice de la situation et de la santé de votre entreprise, la trésorerie doit constamment faire partie de vos principales préoccupations. Connaître avec précision l’argent dont dispose votre entreprise pour pouvoir l’utiliser au mieux, anticiper vos dépenses et donc maîtrisez vos coûts.

Si la gestion de trésorerie vous paraît insurmontable et incompréhensible, vous pouvez toujours faire appel à un expert-comptable. Véritable partenaire, celui-ci vous aidera également à faire face à toutes les échéances fiscales et sociales, qui seront sûrement inédites pour vous, mais qui régissent la vie d’une entreprise.

Ne négligez pas la communication !

Vous avez peut-être eu l’idée du siècle, mais si vous ne la faites pas connaître, personne ne le saura et tout votre travail acharné ne servira à rien ! Il est donc bon de prévoir un minimum de budget dédié à la communication, c’est grâce à ces actions que vous pourrez développer votre notoriété et agrandir votre réseau.

Comment utiliser ce budget ? À quel moment ? Car il ne s’agit pas de communiquer à tout-va, mais plutôt régulièrement, de manière ciblée et efficace! Et surtout, avant de lancer actions de communication et prospection, il faut être sûr de pouvoir suivre la demande derrière ! Il ne faudrait tout de même pas démarrer votre activité en enchaînant retards de livraisons ou en offrant des produits/services qui ne correspondent pas au résultat prévu.

Nous reviendrons sur ce point plus longuement dans un prochain article !

Vous l’avez compris, le lancement de votre activité ne sera pas facile. Les premiers mois sont souvent difficiles et il faut beaucoup d’abnégation et de persévérance pour s’en sortir. Ce qu’il faut retenir : limitez vos frais, surveillez vos dépenses, contrôlez la qualité de vos produits et mettez en place quelques principes de gestion !

Quelles sont les aides ?

creation entreprise

En France, de nombreux dispositifs existent pour aider les jeunes entrepreneurs Ă  dĂ©marrer leurs activitĂ©s. Subventions, rĂ©ductions d’impĂ´ts, aides financières, crĂ©dit solidaire, prĂŞt… Faisons le point.

Ces dispositifs, mis en place à l’initiative de l’Etat ou des collectivités locales pour la plupart, peuvent prendre différentes formes, les principales étant des aides financières d’une part, et de l’accompagnement et formation d’autre part. Quel que soit l’organisme qui les dispense, elles ont le même objectif : l’accompagnement du créateur dans son projet d’entrepreneuriat.

L’aide Pôle emploi (L’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise – ACCRE) : Pour les demandeurs d’emploi qui veulent créer leur entreprise, Pôle emploi propose un versement des allocations chômage sous la forme de capital (ARE). Une aide qui peut prendre la forme d’une aide à la reprise ou création d’entreprise (ARCE), qui vous permet de bénéficier de 45% du montant des allocations qui vous sont dues au moment du lancement de votre activité.

Le versement s’effectue en 2 fois (une moitié après l’obtention de l’Accre, l’autre 6 mois après la date de création/reprise de l’entreprise).

Prêt à taux zéro et sans garantie – Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’Entreprise) :

Pour en bénéficier vous devez être demandeur d’emploi ou du moins bénéficiaire des revenus sociaux minimum (ASS, RSA). Vous devez également détenir plus de 50 % du capital de l’entreprise créée et mettre obligatoirement en place un prêt bancaire complémentaire, d’un montant et d’une durée supérieurs à l’aide octroyée.

Aide à la création d’entreprise par des demandeurs d’emploi handicapés de l’Agefiph sous forme de subvention :

Montant : 5 000 € maximum versés en complément d’un apport minimum de 1 500 €.

Pour prétendre à cette aide, il faut bien sûr être demandeur d’emploi handicapé mais aussi détenir plus de 50 % du capital de l’entreprise créée (ou reprise).

PrĂŞts d’honneur à taux zĂ©ro : ils sont accordĂ©s par diffĂ©rents rĂ©seaux de crĂ©ation/reprise d’entreprise, certaines entreprises ou encore par les filiales d’entreprises constituĂ©es en tant que “sociĂ©tĂ©s de reconversion”.

Le montant est variable selon les réseaux et les projets. Peuvent varier de 2 000 à 50 000 € (voire plus pour des projets vraiment innovants).

Pour tenter d’obtenir cette aide, vous devez obligatoirement passer par une commission de sélection et demander un emprunt bancaire complémentaire.

Aides BPI France, Bpifrance est un organisme référence en matière de financement des entreprises :

Les prêts accordés par l’organisme ne nécessitent pas de garanties personnelles du dirigeant ou de garantie sur les actifs de l’entreprise. Ces prêts ont pour la plupart une durée comprise entre 5 et 7 ans. Ils peuvent s’accompagner d’un différé de remboursement d’un ou deux années pour la plupart.

A noter que ces prêts doivent quasiment tous s’accompagner d’un prêt bancaire classique d’un montant au moins équivalent.

 

Cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive (Il existe plus de 3 000 aides, avec des conditions différentes). Aussi certaines aides peuvent être accordés par votre région selon votre lieu d’implantation et votre type de projet. Pour vous aider : aides-entreprises.fr , les-aides.fr et www.afecreation.fr.

OĂą installer son entreprise ?

creation entreprise

Après de multiples efforts, vous avez enfin crĂ©Ă© votre entreprise. Ce n’est toutefois pas totalement terminĂ©. Vous devez maintenant choisir le lieu d’installation. Choix fondamental lorsque l’on crĂ©Ă© son entreprise. Plusieurs options s’offrent Ă  vous, mĂŞme si bien Ă©videmment la nature de votre activitĂ© est un critère prĂ©dĂ©terminant. Quelles sont les questions Ă  se poser avant de faire son choix ? Existe-t-il une meilleure option qu’une autre ? Faisons le point !

Lorsque l’on parle d’installer son entreprise, il est d’abord important de distinguer le siège social, (adresse de correspondance de l’entreprise dĂ©clarĂ©e auprès des organismes publics) et d’autre part, la domiciliation commerciale  qui est le lieu d’exercice de l’activitĂ© professionnelle en elle-mĂŞme. Bien entendu, les deux peuvent ĂŞtre basĂ©s Ă  la mĂŞme adresse. Distinctions faites, quelles sont concrètement vos options ?

 Installer son entreprise chez soi

Pour nombres d’entrepreneurs, c’est la solution qui parait ĂŞtre la plus simple, et ce n’est pas totalement faux. NĂ©anmoins certains paramètres sont Ă  prendre en compte, notamment en termes de lĂ©gislation.  Tachez, par exemple, de vĂ©rifier qui rien ne s’y oppose dans votre bail et informez votre propriĂ©taire par lettre recommandĂ©e.

De plus, si votre activitĂ© requiert de recevoir de la clientèle, est-ce rĂ©ellement une bonne idĂ©e de vous installer Ă  domicile ? Votre image de marque risque-t-elle pas d’en pâtir ? Cela posera Ă©galement problème si vous envisagez de recruter.

Dernière chose, le fait de travailler dans son lieu d’habitation peut Ă©galement ĂŞtre difficile Ă  gĂ©rer au quotidien.

Installer son entreprise dans des locaux professionnels ou commerciaux ?

Pour cette option, indispensable pour certains types d’activitĂ©s, plusieurs solutions s’offrent Ă  vous. Vous pouvez tout d’abord opter pour la location de bureaux, ou d’espaces commerciaux. Solution qui peut ĂŞtre assez coĂ»teuse, surtout si les locaux sont bien situĂ©s.

Très rarement choisis par les entrepreneurs, l’achat de locaux peut Ă©galement ĂŞtre une option. Si vous optez pour cette solution, veillez Ă  disposer d’assez de fonds pour financer votre projet. Le mieux est encore d’envisager cette solution ultĂ©rieurement, si le dĂ©veloppement de votre entreprise vous le permet.

Installer son entreprise dans un espace de co-working

De plus en plus prisĂ©, notamment par les start-ups, lespace de travail collaboratif a le vent en poupe. De quoi s’agit-il exactement ? Des lieux de travail partagĂ©s qui rassemblent des professionnels venus de tous les horizons professionnels.

Cette solution a l’avantage non-nĂ©gligeable de rompre l’isolement, problème rĂ©gulièrement rencontrĂ© par les entrepreneurs. De plus, les prix sont tout Ă  fait abordable.

NĂ©anmoins, si vous faites partie des personnes qui n’arrivent pas Ă  se concentrer lorsqu’il y a du bruit, qui prĂ©fèrent travailler en toute intimitĂ© sans ĂŞtre “dĂ©rangĂ©”, le travail en open-space collaboratif n’est peut-ĂŞtre pas la meilleure des idĂ©es.

Autres solutions 

Si aucunes des solutions ci-dessus ne vous convient, d’autres alternatives existent. Il y a notamment les pĂ©pinières d’entreprise. Celles-ci offrent un environnement particulièrement favorable Ă  la rĂ©ussite de votre entreprise. Vous serez entourĂ©s d’autres entrepreneurs ainsi que de professionnels du dĂ©veloppement de l’entreprise. Les tarifs sont compĂ©titifs et vous disposerez Ă©galement d’un ensemble de services : salles de rĂ©unions, photocopieurs, scanners, espace dĂ©tente, cafĂ©tĂ©ria. L’accueil en pĂ©pinière a nĂ©anmoins une durĂ©e limitĂ©e. Sachez enfin que l’accès aux pĂ©pinière se fait sur sĂ©lection.

Enfin, vous pouvez installer votre entreprise en centre d’affaires. Celui-ci vous permettra, en plus d’un bureau Ă©quipĂ©, d’avoir un vĂ©ritable support en terme de service (secrĂ©tariat, accueil, rĂ©ception du courrier, surveillance, etc.) Autre avantage : ces centres d’affaires sont, la plupart du temps, particulièrement bine placĂ©s, gĂ©ographiquement parlant.

Quelle que soit votre dĂ©cision, veillez Ă  prendre en compte l’emplacement de votre future entreprise, son accessibilitĂ©, la qualitĂ© de la rue, et bien sĂ»r le loyer. Votre choix doit ĂŞtre prĂ©cĂ©dĂ© d’une grande rĂ©flexion, n’oubliez pas que vos locaux reflĂ©teront l’image de votre future entreprise.

Comment choisir son expert-comptable ?

comment choisir son expert comptable

Tous les professionnels de l’entrepreneuriat s’accordent sur un point : faire appel Ă  un expert-comptable ne peut ĂŞtre que bĂ©nĂ©fique lorsque l’on est chef d’entreprise ou entrepreneur. Un bon comptable est une vĂ©ritable valeur ajoutĂ©e pour votre (futur) entreprise. Mais encore faut-il faire le bon choix, ce qui n’est pas forcĂ©ment Ă©vident, d’autant plus que l’offre est vaste ! Choisir le bon cabinet vous apportera une aide prĂ©cieuse pour piloter votre entreprise. Voici donc quelques conseils qui vous aideront Ă  faire un choix judicieux.

DĂ©finissez vos besoins

Notre premier conseil peut paraĂ®tre Ă©vident mais il est primordial : ayez une idĂ©e prĂ©cise de vos besoins et attentes. Ceux-ci diffèrent que vous soyez chef d’entreprise, entrepreneur, professionnel libĂ©ral ou encore artisan. Posez-vous simplement la question suivante : “Qu’est-ce que j’attends de mon expert-comptable ? “. Cette Ă©tape vous fera gagner du temps et dĂ©terminera le type de compĂ©tences dont vous avez besoin.

Les prestations proposées

Aussi, dirigez-vous vers un cabinet qui offre des services diversifiĂ©s. L’Ă©tendue des prestations qu’un cabinet peut vous proposer est très importante et doit vous aiguiller sur votre choix final. Un cabinet qui va au-delĂ  des prestations standards (tenue et suivi de la comptabilitĂ©, dĂ©clarations fiscales, Ă©tablissement des bilans annuels et situation) sera un vĂ©ritable atout. Beaucoup de cabinets ont mis en place une palette de services et compĂ©tences dans des domaines d’expertises qui vont au-delĂ  de la comptabilitĂ© (social, juridique, conseil, accompagnement de l’entrepreneur …). C’est donc un critère Ă  prendre en compte.

Les honoraires

Choisissez un cabinet d’expert-comptable qui saura plus ou moins s’adapter Ă  votre entreprise en termes de budget. Un cabinet qui vous propose par exemple un tarif prĂ©dĂ©fini avant mĂŞme d’Ă©valuer vos besoins est Ă  proscrire. Les honoraires doivent correspondre aux services fournis. Vous pouvez bien sĂ»r comparer les tarifs de diffĂ©rents cabinets, mais ce critère ne doit pas primer sur le plus important, Ă  savoir l’expertise et les compĂ©tences.

Dernières recommandations : prenez le temps de rencontrer 2 ou 3 cabinets et observez la manière dont vous ĂŞtes accueillis, l’aptitude de votre interlocuteur Ă  communiquer. En tan que futur “associĂ©” celui-ci doit avant tout prendre le temps de comprendre vos besoins. N’hĂ©sitez pas Ă  poser des questions sur les domaines d’expertises et le dĂ©tail des services proposĂ©s, cette Ă©tape vous permettra de vĂ©rifier l’adĂ©quation entre vos attentes et les compĂ©tences du cabinet. Quand cela est possible, essayez d’obtenir des avis extĂ©rieurs sur le cabinet.

Évidemment, vĂ©rifiiez que le cabinet sĂ©lectionnĂ© est inscrit Ă  l’Ordre des experts-comptables !

Comment Ă©valuer votre cabinet d’expert-comptable actuel ?

Enfin, si vous avez dĂ©jĂ  votre expert-comptable, quelques critères peuvent vous aider Ă  l’Ă©valuer pour le changer si besoin. Un expert-comptable doit, par exemple, ĂŞtre disponible et rĂ©active pour son client; vous attendez des semaines pour obtenir un rendez-vous, les rĂ©ponses Ă  vos mails tardent, il ne vous rĂ©pond jamais ou très peu lorsque vous le contacter. Ces indicateur sont rĂ©vĂ©lateurs et doivent vous alerter.

Le respect des dĂ©lais est Ă©galement un critère particulièrement important. Vous pouvez vous poser les questions suivantes : Mon comptable s’adapte-t-il Ă  mon entreprise ? M’apporte-t-il des informations rĂ©gulières, des conseils et avis pertinents pour la gĂ©rance de mon entreprise ? Ma facilite-t-il mon travail ? Si les rĂ©ponses Ă  ces questions sont nĂ©gatives, vous devriez songer Ă  changer d’expert-comptable …

Comment, quand et sous quelle forme rémunérer vos salariés ?

creation entreprise

Vous ĂŞtes dirigeant d’une nouvelle entreprise et vous ne comprenez pas le système de rĂ©munĂ©ration ? Vous ne savez pas comment rĂ©munĂ©rer vos salariĂ©s, ni Ă©tablir une fiche de paie ni mĂŞme la pĂ©riode dont celle-ci doit ĂŞtre administrĂ©e ? En effet, cela vous demande de la rĂ©flexion, beaucoup de votre temps que vous pourriez passer Ă  faire autre chose de plus “important” ? La rĂ©munĂ©ration de vos salariĂ©s n’est pas Ă  prendre Ă  la lĂ©gère… Voici quelques conseils afin que vous puissiez vous-mĂŞme gĂ©rer la rĂ©munĂ©ration de vos salariĂ©s en toute simplicitĂ©.

Nous allons aborder Ă  travers cet article plusieurs aspects du mĂ©tier de la paie en commençant par les règles de base Ă  respecter pour fixer un salaire jusqu’au contenu de la fiche de paie.

Pas de panique, pas de problèmes, que des solutions !

1- Les règles à respecter pour fixer le montant du salaire

Rappelons tout d’abord que le salaire doit ĂŞtre fixĂ© en règle gĂ©nĂ©rale en fonction du nombre d’heures effectuĂ©es, mais il peut Ă©galement ĂŞtre fixĂ© au “rendement” (dĂ©pend des rĂ©sultats du salariĂ©) ou “au forfait” (forfait en jours ou en heures).

Afin de mieux fixer le montant d’un salaire, vous devez respecter plusieurs règles telles que :

  • La rĂ©munĂ©ration doit ĂŞtre Ă©gale ou supĂ©rieure au salaire minimum de croissance (SMIC) pour les personnes de plus de 18 ans, soit 9,76 €/heures pour une rĂ©munĂ©ration brute de 1 480,27€ pour un salariĂ© exerçant son activitĂ© selon un rythme hebdomadaire de 35 heures.
  • La conformitĂ© de cette rĂ©munĂ©ration avec la convention ou les accords collectifs le cas Ă©chĂ©ants
  • Le respect de l’égalitĂ© de rĂ©munĂ©ration homme-femme
  • L’absence de discrimination en raison notamment d’engagements syndicaux

2- DĂ©terminer un salaire brut

Le salaire brut doit se décomposer comme tel :

  • Salaire net
  • Ajouter au salaire net les cotisations salariales (cotisations de sĂ©curitĂ© sociale, assurance chĂ´mage, cotisations de retraite complĂ©mentaire, cotisations prĂ©voyance CSG, CRDS)
  • Ajouter au salaire net la valeur des avantages Ă©ventuels (primes, commissions, avantages en nature, etc.)

3- Comment et quand devez-vous rémunérer vos salariés ?

Tout d’abord, comment rĂ©munĂ©rer vos salariĂ©s ? Il existe plusieurs moyens. Le plus simple et le plus rapide est celui par virement bancaire. D’autres comme le virement postal ou en chèque sont aussi possible mais plus difficile Ă  mettre en place. Elle peut Ă©galement ĂŞtre versĂ©e en espèces Ă  condition que le montant n’excède pas 1 500 € net / mois.

Il est à noter que dans certains cas le salaire peut être versé en CESU (Chèque-Emploi Service Universel) ou CEA (Chèque-Emploi Associatif).

ATTENTION ! Les salariés doivent être payés à chaque fin de mois et à une date fixe.

4- Que doit contenir un bulletin de paie ?

Voici les mentions devant obligatoirement apparaître sur le bulletin de paie :

  • L’identitĂ© de l’employeur
  • L’identitĂ© du salariĂ©
  • L’intitulĂ© de convention collective applicable ou la rĂ©fĂ©rence au code du travail concernant les congĂ©s payĂ©s et les dĂ©lais de prĂ©avis en cas de cessation de la relation de travail
  • La pĂ©riode et le nombre d’heures de travail
  • Les dates de congĂ©s et le montant de l’indemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s (s’ils interviennent sur la pĂ©riode concernĂ©e par le bulletin de paie)
  • La rĂ©munĂ©ration brute
  • La nature et le montant des « accessoires de salaire » (primes, avantages en nature, frais professionnels, …) soumis aux cotisations salariales et patronales
  • Le montant, l’assiette et le taux des cotisations et contributions sociales
  • La nature et le montant des autres versements et retenues
  • La rĂ©munĂ©ration nette
  • La date de paiement
  • Le montant total versĂ© par l’employeur (rĂ©munĂ©ration, cotisations et contributions Ă  la charge de l’employeur)
  • Le montant des exonĂ©rations et exemptions de cotisations et contributions sociales
  • La mention de la rubrique dĂ©diĂ©e au bulletin de paie sur le site Service-Public.fr (pour plus d’explications sur les diffĂ©rents termes utilisĂ©s)
  • La mention indiquant que le bulletin de paie doit ĂŞtre conservĂ© sans limite de durĂ©e
  • Les libellĂ©s exacts et leur ordre diffĂ©rent, selon le statut du salarié : cadre ou non cadre

Ne pas oublier qu’un bulletin de paie doit obligatoirement ĂŞtre transmis au(x) salariĂ©(s).

Bon à savoir : A partir du 1er janvier 2018, et déjà depuis le 1er janvier 2017, un nouveau bulletin de paie est mis en place pour les entreprises de plus de 300 salariés afin de le rendre plus lisible et pédagogique.

Vous avez maintenant toutes les ficelles en mains pour rĂ©ussir votre saisie des bulletins de paie de vos salariĂ©s. NĂ©anmoins, il est toujours  difficile pour un jeune entrepreneur et/ou un dirigeant de longue date d’y comprendre quelque chose et d’Ă©tablir les bulletins de paie en bonne et due forme.

C’est pourquoi il est nĂ©cessaire dans ces cas-lĂ  de ne pas hĂ©siter Ă  faire appel Ă  un cabinet d’expertise comptable qui saura apporter des rĂ©ponses Ă  vos questions et vous aider dans la rĂ©alisation de vos fiches de salaire.

Une question, un doute ? N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter, nous sommes lĂ  pour rĂ©pondre Ă  vos questions.

Les erreurs Ă  eviter

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CrĂ©ation d’entreprise : les erreurs Ă  Ă©viter

 

Après une longue rĂ©flexion, de multiples hĂ©sitations, la dĂ©cision est prise, vous allez crĂ©er votre propre entreprise ! Si vous n’ĂŞtes pas seul Ă  vouloir vous lancer (525.091 entreprises ont par exemple Ă©tĂ© crĂ©es en 2015), 50% des entreprises crĂ©Ă©es disparaĂ®trons avant d’atteindre leur sixième annĂ©e d’existence. CrĂ©er son entreprise est donc loin d’ĂŞtre un long fleuve tranquille. Pour mener Ă  bien votre projet, assurer sa pĂ©rennitĂ© et ne pas vous mettre des bâtons dans les roues, il y a des Ă©cueils Ă  Ă©viter et des choses Ă  mettre en pratique.
Faisons le point …

Créer son entreprise pour les bonnes raisons

Travailler moins pour gagner plus, ne plus avoir de patron, travailler oĂą vous voulez/quand vous voulez … Ces raisons sont plus ou moins comprĂ©hensibles voire tout Ă  fait lĂ©gitime, mais si ce sont vos seules motivations, la chute risque d’ĂŞtre difficile et votre rĂŞve se transformera rapidement en cauchemar. Entreprendre vous obligera Ă  sortir de votre zone de confort.

Étudier votre projet

Cela peut paraĂ®tre Ă©vident au premier abord, mais c’est une Ă©tape indispensable. Étudier longuement votre projet et surtout sa visibilitĂ©. La crĂ©ation d’une entreprise ne se fait pas sur la base d’une vague idĂ©e ou d’un concept lointain.

Prenez le temps d’approfondir chaque aspect de votre projet. Une Ă©tude de marchĂ© doit ĂŞtre faite, c’est encore mieux si celle-ci est complĂ©tĂ©e par une Ă©tude financière (business plan) surtout si vous souhaitez obtenir un prĂŞt ou autre financement. Étape longue et fastidieuse certes, mais qui s’avĂ©rera ĂŞtre particulièrement utile sur le long terme.

N’hĂ©sitez pas, dans la mesure du possible, Ă  rencontrer vos futurs partenaires et/ou fournisseurs.

Conclusion : ne vous prĂ©cipitez pas ! Toutes ces dĂ©marches doivent ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme un investissement qui vous Ă©vitera une perte de temps et d’argent une fois l’entreprise lancĂ©e.

Entourez-vous des bonnes personnes

Un bon accompagnement est un avantage considĂ©rable quand on crĂ©er son entreprise. N’hĂ©sitez pas Ă  vous faire conseiller, et ce, dès le dĂ©but. Discutez avec des personnes qui ont de l’expĂ©rience dans la crĂ©ation d’entreprise, d’autres personnes qui souhaitent se lancer comme vous ou encore des professionnels Ă©tablis.

Allez Ă  la rencontre d’experts (structures d’accompagnement, experts-comptables, chambre du commerce, organismes spĂ©cialisĂ©s …) qui sauront vous conseiller et vous accompagner dans la crĂ©ation de votre entreprise. Du choix de la forme juridique Ă  la rĂ©daction des statuts ou encore la constitution du business plan, les conseils des professionnels sont prĂ©cieux Ă  ce stade.

Une fois l’entreprise lancĂ©e …
GĂ©rer votre temps

Apprenez Ă  gĂ©rer votre temps. En règle gĂ©nĂ©rale, l’entrepreneur doit effectivement travailler plus qu’un salariĂ©, mais ce n’est pas une raison pour vous noyer dans le travail. Bien au contraire, vous risquez mĂŞme d’ĂŞtre contre-productif. MĂ©nagez-vous du temps, ne sacrifiez pas votre vie privĂ©e.

Fuyez l’isolement

Ce n’est pas parce que vous avez dĂ©cidĂ© d’entreprendre qu’il faut vous couper du monde. Bien au contraire, la solitude doit devenir votre ennemi. Pour l’Ă©viter : pourquoi ne pas rejoindre des associations d’entrepreneurs ou vous rendre dans des salons professionnels pour Ă©largir votre rĂ©seau.

Déléguez !

Quand on entreprend, on a tendance Ă  vouloir tout faire par soi-mĂŞme. Mauvaise idĂ©e ! D’une part parce que vous n’avez surement pas les compĂ©tences nĂ©cessaires pour ĂŞtre efficace Ă  tous les postes. D’autre part, cela vous permettra de vous concentrer pleinement sur votre activitĂ©.
Pensez donc à faire externaliser certains services, comme par exemple la conception de votre site web et vos supports de communication, votre comptabilité (qui doit être parfaitement tenue) ou encore la rédaction de vos contenus.

L’externalisation, si elle est faite de manière judicieuse, vous permettra de gĂ©nĂ©rer des bĂ©nĂ©fices et non de les rĂ©duire.

Toujours dĂ©terminer Ă  vous lancer ? N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour toutes informations complĂ©mentaires !

 

 

Les erreurs Ă  Ă©viter (partie 2)

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CrĂ©ation d’entreprise: les erreurs Ă  Ă©viter (partie 2)

Nous avions commencĂ© Ă  l’Ă©voquer dans un prĂ©cĂ©dent article (Ă  revoir ici ), nombres de jeunes entreprises ferment prĂ©maturĂ©ment Ă  cause de certaines erreurs qui pourraient certainement ĂŞtre Ă©vitĂ©es. Quelles sont-elles ? Comment Ă©viter ces faux pas ? 

Ne pas oser demander de l’aide

Grosse erreur que commettent nombres de jeunes entrepreneurs français, c’est de ne pas oser demander de l’aide. Les raisons ? Soit pour l’ego, soit par peur de se prendre un râteau et de se faire ridiculiser.

Passez au-dessus de cette peur, d’autant plus que nombres d’aides existent pour les entrepreneurs (nous y reviendrons dans un prochain article).

Manquer de discipline

Travailler seul chez soi implique une certaine discipline, il faut gĂ©rer votre temps et votre travail. Il est important de trouver le bon Ă©quilibre entre journĂ©es de travail interminable et journĂ©es farniente. Sinon, soit vous accumulerez une tonne de travail, soit vous serez submergĂ© et ne penserez plus qu’a ça. Ce qui n’est franchement pas une bonne idĂ©e !

Vouloir aller trop vite

Établir une Ă©tude de marchĂ©, trouver un financement, dĂ©crocher ses financements, choisir son statut juridique … Toutes ces Ă©tapes demandent un certain temps. La grande majoritĂ© des professionnels de la crĂ©ation d’entreprise s’accordent Ă  dire qu’il faut au moins un an pour crĂ©er son activitĂ©, du business plan Ă  l’immatriculation de la sociĂ©tĂ©. En vous prĂ©cipitant, vous risquez de bâcler une Ă©tape importante et de vous en mordre les doigts ensuite. En somme, donnez-vous le temps nĂ©cessaire pour rĂ©ussir !

Recruter au mauvais moment

Cette erreur rejoint celle que nous venons d’Ă©voquer. Recruter au mauvais moment peut complètement freiner votre dĂ©veloppement et mettre vos finances en danger. Il est conseillĂ© d’attendre et d’atteindre une certaine stabilitĂ© (notamment financière) avant de recruter, sauf si bien Ă©videmment votre domaine d’activitĂ© ne le permet vraiment pas !

Ne pas tenir une bonne comptabilité

Autant ĂŞtre clair, avoir une bonne tenue de comptabilitĂ© est une chose fondamentale lorsque l’on est Ă  la tĂŞte d’une entreprise. Entre pertes d’argent et perte de temps, une mauvaise comptabilitĂ© peut avoir Ă©normĂ©ment de consĂ©quences nĂ©fastes sur votre entreprise ! Si vous n’ĂŞtes pas en mesure de mener cette mission, qui peut s’avĂ©rer ĂŞtre chronophage et quelque peu fastidieuse, faites-vous accompagner par des professionnels qui sauront vous aiguiller et qui vous faciliteront la tâche.

Bien Ă©videmment, cette liste n’est pas exhaustive, d’autres erreurs existent, comme celle qui consiste Ă  se lancer sans avoir de business plan (nous vous en parlions dĂ©jĂ  ici).

 

Les formalités administratives

les formalites administratives

Vous avez trouvĂ© l’idĂ©e, Ă©laborer un business plan et autres Ă©tudes marchĂ©, obtenu des financements, choisi un statut juridique adaptĂ©… en somme, vous avez fait la très grande majoritĂ© du travail, la plus fastidieuse, du moins pour la partie “crĂ©ation”. Reste nĂ©anmoins une Ă©tape importante avant d’inaugurer officiellement votre entreprise : les formalitĂ©s administratives.

Avant mĂŞme de dĂ©marrer vos dĂ©marches, sachez qu’il faudra justifier d’une adresse dite professionnelle. Pour ce faire, deux options s’offrent Ă  vous :
– Travailler Ă  l’extĂ©rieur, c’est-Ă -dire dans un local professionnel que vous avez achetĂ© ou louĂ©
– Travailler Ă  domicile : dans ce cas, vous devrez au prĂ©alable vĂ©rifier que rien ne s’y oppose dans votre bail et informer votre propriĂ©taire par lettre recommandĂ©e.

Où installer votre entreprise ? Nous y reviendrons plus en détail dans un de nos prochains articles. 

Ă€ noter : on distingue d’une part le siège social, qui est l’adresse de correspondance de l’entreprise dĂ©clarĂ©e auprès du CFE, et d’autre part, la domiciliation commerciale qui est lieu d’exercice de l’activitĂ©. Bien Ă©videmment, les deux peuvent aussi ĂŞtre domiciliĂ©s Ă  la mĂŞme adresse.

Trouver une dénomination sociale et un nom commerciale

Toute sociĂ©tĂ© doit avoir une dĂ©nomination sociale. C’est une Ă©tape particulièrement importante puisqu’il identifiera votre activitĂ© auprès des tiers. Aussi, pensez Ă  vĂ©rifier auprès de l’INPI (Institut national de la propriĂ©tĂ© industrielle) que le nom choisi ne soit pas dĂ©jĂ  utilisĂ© par une autre entreprise.

Si vous êtes en train de créer une entreprise personnelle, vous serez immatriculé sous votre propre nom, mais vous pouvez évidemment choisir un nom commercial (en plus).

Immatriculation de votre société

La crĂ©ation d’entreprise requiert sa dĂ©claration et son immatriculation auprès du registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (RCS). Les formalitĂ©s peuvent variĂ©s selon la nature de votre activitĂ© (artisanale, commerciale ou libĂ©rale).

Combien vous coĂ»tera cette immatriculation ? 26,68 euros pour une entreprise individuelle et 41,50 euros en cas d’une crĂ©ation de sociĂ©tĂ© (SARL, SA, SAS, etc).

Une fois votre entreprise immatriculĂ©e, vous obtiendrez un numĂ©ro unique d’identification : le Siren, que vous utiliserez dans vos relations avec l’administration, et/ou plusieurs numĂ©ros Siret qu’un code d’activitĂ© APE (activitĂ© principale exercĂ©e), le tout dĂ©livrĂ© par l’INSEE.

Ces dĂ©marches ont (heureusement) Ă©tĂ© particulièrement facilitĂ©s, notamment grâce Ă  la mise en place des centres de formalitĂ©s des entreprises (CFE) qui centralisent toutes les demandes. Le CFE s’occupera des autres formalitĂ©s telles que l’affiliation aux organismes sociaux (caisse d’allocations familiales, de maladie, et de retraite), inscription au rĂ©pertoire national des entreprises etc.

Pour les activitĂ©s libĂ©rales, ces formalitĂ©s se font directement auprès de l’URSSAF.

Publication d’une annonce lĂ©gale

La publication doit ĂŞtre effectuĂ©e dans un JAL (journal d’annonce lĂ©gale) habilitĂ© dans le dĂ©partement oĂą est situĂ© le siège social de l’entreprise ou e domicile du particulier, au choix des parties.

CoĂ»t ? Quelque peu particulier, le prix d’une annonce lĂ©gale se calcule en multipliant le tarif Ă  la ligne du dĂ©partement de publication, par le nombre de lignes de l’annonce lĂ©gale. Il faut ensuite y ajouter le prix de l’envoi du justificatif de votre publication et les taxes. (Source : annocelegale.com).

Aussi, des dĂ©marches supplĂ©mentaires peuvent ĂŞtre Ă  faire selon votre secteur d’activitĂ©. Enfin, n’oubliez pas de souscrire Ă  une assurance professionnelle, ouvrir un compte bancaire et faire connaĂ®tre votre entreprise auprès de votre Poste.

Quel statut juridique ?

creation entreprise

Comment choisir son statut juridique? 

Quel que soit votre domaine d’activitĂ©, la question du choix de votre statut juridique se posera Ă  un moment ou un autre lors de votre processus de crĂ©ation. C’est un choix particulièrement important. Tellement important sur le dĂ©veloppement de votre entreprise, sa capacitĂ© de financement, votre responsabilitĂ©, sa gestion sociale ou encore son rĂ©gime fiscal. Autant vous dire que ce n’est pas un choix Ă  prendre Ă  la lĂ©gère, c’est plutĂ´t l’inverse!

Choix du statut juridique: pas de bons ou mauvais choix

Il faut tout d’abord comprendre qu’il n’existe pas de «mauvais» ou de «bons» choix en matière d’Ă©tat. Il s’agit plutĂ´t de trouver celui qui convient le mieux Ă  votre entreprise, vos objectifs, besoins et prioritĂ©s. Attention tout de mĂŞme: certaines activitĂ©s ne peuvent ĂŞtre exercĂ©es que sous forme juridique spĂ©cifique. On peut distinguer deux grandes formes juridiques: l’entreprise individuelle et la sociĂ©tĂ© .

L’entreprise individuelle (EI)

C’est sans doute le statut le moins coĂ»teux et le plus simple. L’auto-entrepreneuriat et la micro-entreprise au statut de l’entreprise individuelle.

Ce qu’il faut retenir : consiste Ă  mettre en place une activitĂ© professionnelle sans crĂ©er une entitĂ© juridique distincte de l’exploitant. L’entreprise est confondue avec le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Vous ĂŞtes responsable des dettes de votre entreprise sur l’ensemble de vos biens, et vous ĂŞtes mariĂ© sous le rĂ©gime lĂ©gal de la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂŞts. La responsabilitĂ© de l’entrepreneur individuel envers ses crĂ©ateurs professionnels est donc complète, ses biens personnels sont donc saisissables en cas de problèmes financiers.

Vous serez affiliĂ©s au rĂ©gime social des travailleurs non salariĂ©s. Vous ĂŞtes assujetti Ă  l’impĂ´t sur le revenu (bĂ©nĂ©fices industriels et commerciaux, bĂ©nĂ©fices non commerciaux ou bĂ©nĂ©fices agricoles). En EIRL, vous serez en mesure de choisir l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s, sous certaines conditions.

Le fonctionnement de l’EI est d’une grande souplesse d’action, vous avez donc une grande libertĂ© d’action: vous seul maĂ®tre Ă  bord et n’aurez pas de comptes Ă  rendre Ă  personne.

La société

C’est le deuxième grand type de statut juridique. On y retrouve par exemple la SARL, la forme la plus rĂ©pandue pour les sociĂ©tĂ©s. Mais aussi, l’EURL, la SA ou la SAS.

Les différentes formes juridiques propres aux sociétés sont chacune régie par des règles de constitution et de fonctionnement qui lui sont propres et offrant aux associés un régime de responsabilité en conséquence.

Ce qu’il faut retenir : votre entreprise sera une personne morale, par consĂ©quent : celle-ci sera distincte de vous juridiquement contrairement Ă  l’Entreprise Individuelle. Elle disposera ainsi de son propre patrimoine. Vos biens personnels ne pourront ĂŞtre saisis par vos crĂ©anciers. Attention toutefois ! Dans certaines formes de sociĂ©tĂ© (comme la SNC par exemple), les associĂ©s sont solidairement et indĂ©finiment responsables avec la sociĂ©tĂ©.

Un choix qui doit être guidé selon certains critères

Lorsque vous ferez votre choix, il est important de vous poser certaines questions et de prendre en compte certains critères déterminants.

Souhaitez-vous vous associer Ă  quelqu’un lors de la crĂ©ation de votre entreprise ? Qu’en est-il de votre organisation patrimoniale ? Avez-vous un patrimoine personnel Ă  protĂ©ger ou Ă  transmettre ?

Quels sont vos apports financiers ? Votre projet demande-t-il un investissement de départ important ? Les réponses que vous apporterez à ces questions doivent vous aiguiller pour le choix de votre statut juridique.

Si vous n’arrivez pas Ă  vous retrouver dans ce casse-tĂŞte juridique, n’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă  un professionnel, qui vous aidera Ă  prendre la bonne direction.

 

N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter une fois le choix de votre statut lĂ©gal, nous vous accompagnons et les conseillersons sur les dĂ©marches Ă  entreprendre.

 

Vie privée et vie professionnelle

entrepreneur

Entrepreneurs : Comment concilier vie privée
et vie professionnelle ?

 

Pour ce nouvel article, nous avons dĂ©cidĂ© de sortir du cĂ´tĂ© “technique” de la crĂ©ation et la gestion d’entreprise pour nous intĂ©resser Ă  un aspect plus intime de la vie d’entrepreneur : la limite entre vie privĂ©e et sphère professionnelle. Ça ne vous paraĂ®t peut-ĂŞtre pas important au premier abord. Et pourtant, mener ces deux vies de front, mais de manière sĂ©parĂ©e, est indispensable pour la rĂ©ussite de votre entreprise et de votre vie de famille !
Alors, comment trouver l’Ă©quilibre entre vie privĂ©e et vie professionnelle ?

Un réel problème

C’est un fait, beaucoup d’entrepreneurs et/ou freelances, ont tendances Ă  soit, passer (beaucoup) trop de temps au bureau, ou Ă  l’inverse accorder trop de temps Ă  leur vie privĂ©e. Ces situations sont d’autant plus frĂ©quentes que le freelance travaille souvent Ă  partir de chez lui.
La solution : savoir ĂŞtre raisonnable et poser des limites claires ! Facile Ă  dire n’est-ce pas ? Mais comment s’y prendre ?

Fixer des limites claires

On ne vous apprend rien, mais savoir se déconnecter est primordiale. Fixez-vous des horaires et tâchez de vous y tenir !

Pour y arriver, tenir un seul et unique agenda permet de dĂ©rouler son emploi du temps familial et professionnel et sera davantage pratique pour la prise de rendez-vous par exemple. Ainsi, lorsqu’on a ses obligations personnelles devant les yeux, il est plus simple de s’organiser pour fixer un rendez-vous professionnel que l’on n’aura pas Ă  reporter si l’on s’en rend compte après.

Lorsque vous ĂŞtes en tĂ©lĂ©travail, marquer la frontière entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle passe aussi par l’instauration d’un minimum de règle vis-Ă -vis de votre entourage. Vous devez leur faire comprendre que le fait que vous soyez prĂ©sent ne signifie pas forcĂ©ment que vous ĂŞtes disponible.

GĂ©rer votre temps

MĂŞme si effectivement, l’entrepreneur doit gĂ©nĂ©ralement travailler plus qu’un salariĂ©, ce n’est pas une raison pour se noyer dans le travail. Organiser votre emploi du temps pour par exemple vous octroyer des jours de repos sont des questions que vous devez vous poser. Travailler autrement ne signifie pas travailler moins ou moins bien, mais souvent mieux.

Aussi, prendre soin de soi est indispensable, y compris pendant son temps de travail. S’accorder une pause, prendre l’air, couper momentanĂ©ment ses connexions sont autant de petits dĂ©tails qui peuvent tout changer.

Un Ă©quilibre indispensable

Vous l’aurez compris, pour conserver votre motivation et votre efficacitĂ©, il faut avoir un Ă©quilibre. MalgrĂ© ce que l’on a tendance Ă  penser, la performance implique l’Ă©quilibre.

Lorsque l’on est entrepreneur, on est, la plupart du temps, dĂ©passĂ© par les tâches Ă  accomplir et leur urgence. Afin d’avoir une bonne visibilitĂ© de votre travail, il peut ĂŞtre utile d’Ă©tablir quotidiennement une liste des activitĂ©s et des prioritĂ©s. Cette liste aide Ă  apprĂ©cier chaque tâche Ă  sa juste valeur et de hiĂ©rarchiser leur exĂ©cution. Cela contribuera Ă  une meilleure organisation et gestion du temps professionnel pour qu’il ne vienne pas empiĂ©ter sur votre vie privĂ©e.

Apprenez à déléguer

Dernier conseil simple mais efficace : apprenez à déléguer et à dire non, car cela peut rapidement déborder et poser problème ! Et ne vous inquiétez pas, personne ne vous en voudra.

Vouloir tout assumer est une envie très noble, mais celle-ci conduit souvent Ă  accentuer la pression de soi et Ă  faire dĂ©border ses obligations professionnelles au-delĂ  de leur cadre. Or, ĂŞtre entrepreneur ne signifie pas ĂŞtre seul/e. S’il faut (et si votre budget le permet), n’hĂ©sitez surtout pas Ă  externaliser certaines tâches. Vous pourrez ainsi vous consacrer pleinement Ă  votre activitĂ©.

 

DĂ©marrer seul ou Ă  plusieurs

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Beaucoup d’entrepreneurs et de porteur de projet se posent cette question au moment de se lancer dans la crĂ©ation de leur entreprise : faut-il se lancer seul(e) ou Ă  plusieurs ? Les deux alternatives prĂ©sentent des avantages et des inconvĂ©nients qu’il est bon de connaĂ®tre avant de faire son choix… Faisons le point.

 

Avoir un associĂ© : de nombreux avantages …

30% des entrepreneurs français font le choix de s’associer. Pourquoi ? Nombres d’avantages peuvent expliquer cette envie. La crĂ©ation d’entreprise n’est pas un long fleuve tranquille, les coups durs ne sont pas rares et la motivation peut faillir. Avoir un associĂ© peut particulièrement vous aider dans ces moments, au moins moralement.

Aussi, avoir un associĂ©, dĂ©multiplie vos compĂ©tences, vos forces et vous permet d’avancer plus vite. Le dĂ©veloppement de votre entreprise s’en retrouvera accĂ©lĂ©rĂ©. Autre avantage de l’association, les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es, vous n’ĂŞtes pas seul(e) Ă  devoir traiter toutes les tâches et tout gĂ©rer. Vous pourrez donc vous concentrer pleinement sur votre coeur de mĂ©tier, et mĂŞme vos activitĂ©s personnelles. L’entreprise ne repose plus seulement sur vos Ă©paules !

 

Mais aussi quelques inconvĂ©nients …

Vous ĂŞtes plutĂ´t du genre Ă  vouloir imposer votre vision sans forcĂ©ment prendre en considĂ©ration les avis des autres associĂ©s ? L’association risque d’ĂŞtre quelque peu difficile pour vous. Celle-ci demande une certaine capacitĂ© Ă  accepter les compromis et faire des concessions si besoin.
Car si vous n’arrivez pas Ă  vous entendre ou Ă  trouver des terrains d’entente avec votre associĂ© en cas de dĂ©saccord, alors votre association, et par consĂ©quent votre crĂ©ation d’entreprise, est vouĂ©e Ă  l’Ă©chec.

Mais, les avantages sont Ă©galement prĂ©sents pour ceux qui dĂ©cident d’entreprendre en solo. Le premier d’entre eux rĂ©side dans le fait que vous ĂŞtes seul capitaine Ă  bord. Vous pouvez ainsi dĂ©velopper vos idĂ©es, votre manière de voir les choses, en somme : vous gardez contrĂ´le !
En revanche, si l’entreprise se dĂ©veloppe de manière importante, cela devient plus dĂ©licat et il est mĂŞme conseillĂ© de prendre un associĂ©.

 

Comment choisir le bon associé ?

Avant tout, ne vous Ă©vertuez pas Ă  chercher un associĂ© qui soit votre semblable sur tous les points (mĂŞme aptitude, vision des choses …). Au contraire, cela risque de vous ralentir plus qu’autre chose. Vous devriez plutĂ´t vous associer avec une personne qui a la mĂŞme vision que vous certes, mais surtout des compĂ©tences complĂ©mentaires. Il vaut mieux choisir une personne qui a vĂ©ritablement un “profil entrepreneur”, motivĂ© et avec la dĂ©termination nĂ©cessaire pour rĂ©ellement s’impliquer et construire un projet commun.

Enfin, avant de vous associer et de cadrer les choses juridiquement, prenez le temps de connaĂ®tre votre associĂ©, de la cĂ´toyer pendant quelque temps. Une fois engagĂ©, faire marche arrière sera ssez difficile, et cela vous fera perdre du temps (et de l’argent !). Faites l’expĂ©rience du travail ensemble : pourquoi ne pas vous retrouver quelques fois pour travailler sur votre projet et votre crĂ©ation d’entreprise.

Concernant votre recherche : n’hĂ©sitez pas Ă  participer Ă  diffĂ©rents Ă©vènements (rĂ©unions de jeunes entrepreneurs, salons d’entreprises, Networking) et Ă  vous servir des rĂ©seaux sociaux, notamment LinkedIn et Viadeo … Cela facilitera vos recherches.

Le financement (partie 2)

le financement

CrĂ©ation d’entreprise : le financement (partie 2)

Nous avons vu dans notre prĂ©cĂ©dent article que la recherche de fiancement Ă©tait au centre de la crĂ©ation d’entreprise, c’est mĂŞme un des facteurs dĂ©terminants de la pĂ©rennitĂ© de votre projet. Suite et fin de notre tour d’horizon des solutions existantes.

 

4- Le prĂŞt d’honneur

Le prĂŞt d’honneur est attribuĂ© au crĂ©ateur de l’entreprise et non pas l’entreprise. Il est remboursable sur une pĂ©riode de 2 Ă  5 ans.
Toute personne ayant un projet de crĂ©ation ou de reprise d’entreprise, mais aussi les dirigeants d’entreprise (de moins de 3 ans) peuvent bĂ©nĂ©ficier de ce moyen de financement.

Les critères de recevabilitĂ© concernant le porteur de projet varient toutefois d’un organisme Ă  l’autre.

 

5- Les business angels

On entend souvent parler d’eux, mais qui sont-ils vraiment ? Devenu des acteurs incontournables du financement d’entreprise, les business angels sont tout simplement des anciens chefs d’entreprise, entrepreneurs ou tout simplement des personnes qui dĂ©cident d’investir dans des projets auxquels ils croient.

Avantage non-considĂ©rable : le business angel est gĂ©nĂ©ralement une personnes qui a une grande connaissance du monde de l’entreprise. Et dont les conseils et compĂ©tences s’avèrent ĂŞtre très utiles.

L’argent est investi dans des projets innovants ‘il ne s’agit pas uniquement d’innovation technologique) et Ă  fort potentiel de croissance. Si votre entreprise est encore au satde d’idĂ©e, ce moyen de financement n’est donc pas le plus appropriĂ©.

 

6- Les aides spécifiques

Il s’agit ici de certaines aides publiques octroyĂ©es aux entreprises. Il en existe actuellement plus de 6 000 en France. On peut par exemple citer les aides du PĂ´le emploi, de la coface, Bpi France.
Certaines aides ne correspondront pas forcĂ©ment Ă  votre projet : il faut donc se renseigner sur les conditions d’attribution de ces aides afin d’Ă©viter de perdre du temps en constituant inutilement des dossiers de demande (vous pouvez retrouver un panorama de ces aides sur le site du service public).

Notez que ces trois derniers moyens de financement auront un vĂ©ritable effet levier si vous dĂ©cidez d’obtenir un prĂŞt bancaire.

Ultime conseil : soyez bien préparés !

 

Pour finir …

Maintenant que vous avez une vue d’ensemble sur tous les moyens de rĂ©colte disponible, mettez toutes les chances de votre cĂ´tĂ© et surtout gardez en tĂŞte que quel que soit le mode de financement que vous aurez choisi, les dossiers sont habituellement soumis Ă  une sĂ©lection drastique. Une bonne prĂ©paration doit donc ĂŞtre de mise.

N’oubliez pas qu’un bon apport financier multipliera vos chances de rĂ©ussite et vous Ă©vitera bien des dĂ©boires !

N.B : Cette liste de solutions de financement n’est pas exhaustive, d’autres moyens existent encore tels que le capital-risque, les concours d’entrepreneuriat… nous y reviendrons !

Vous connaissez d’autres moyens de financer votre entreprise ? Vous avez des questions ? vos commentaires sont bien Ă©videmment les bienvenus !

Le financement

le financement

CrĂ©ation d’entreprise : le financement (partie 1)

La crĂ©ation d’entreprise est un parcours parsemĂ© d’Ă©tapes auxquelles on ne peut Ă©chapper : parmi celles-ci, la très fastidieuse Ă©tape de recherche de financement. Autant vous dire que ce n’est certainement pas la plus simple. Comment s’y prendre ? Quelles sont les solutions de financement qui existe ? Comment mettre toutes les chances de votre cĂ´tĂ© ?

Il est effectivement difficile pour une entreprise en dĂ©marrage de trouver des fonds, c’est d’ailleurs l’une des principales raisons qui pousse certains entrepreneurs Ă  mettre la clĂ© sous la porte de manière prĂ©maturĂ©e. Et pourtant, certaines solutions existent, mais encore faut-il les connaĂ®tre !

Mais avant mĂŞme de vous lancer dans une recherche de fonds, il est important de bien Ă©valuer vos besoins. Beaucoup de crĂ©ateurs d’entreprise sous-estiment leurs besoins, la plupart par peur de l’endettement. Erreur ! Une bonne prĂ©paration vous permettra de sĂ©curiser votre dĂ©marrage et d’anticiper d’Ă©ventuels Ă©carts de trĂ©sorerie. Une fois ce diagnostic Ă©tabli, vous pourrez explorer les diffĂ©rentes pistes de financement possibles.

 

1- L’apport personnel

Cette catĂ©gorie englobe toute somme qui n’Ă©mane pas d’un prĂŞt, par exemple vos Ă©conomies, vos indemnitĂ©s d’un prĂ©cĂ©dent emploi ou encore un hĂ©ritage.

Mais cette catĂ©gorie inclut Ă©galement ce qu’on appelle communĂ©ment la “Love Money”, Ă  savoir l’argent qui Ă©mane de vos proches (familles, amis). Cet apport non-nĂ©gligeable venu de vos proches rassurera Ă©galement le banquier si vous dĂ©cidez de faire une demande de prĂŞt.

 

2- Crédit bancaire

C’est sĂ»rement le moyen le plus dĂ©licat et fastidieux d’obtenir des fonds.

Il faut le dire, les banquiers sont de plus en plus prudents et obtenir un crĂ©dit est devenu plus ardu qu’auparavant. Ce qui ne veut pas forcĂ©ment dire que tout est perdu d’avance.

Sachez nĂ©anmoins que, plus l’apport personnel est consĂ©quent, plus la banque acceptera de vous prĂŞter la somme convoitĂ©e. Les banquiers sont Ă©galement de plus en plus nombreux Ă  demander que vous ayez obtenu un prĂŞt d’honneur*, un accĂ©lĂ©rateur de financement qui fera gage de sĂ©rieux.

Autant vous dire qu’il vaut mieux soigner votre dossier, notamment le business plan ! N’hĂ©sitez pas Ă  vous faire aider si besoin.

 

3- Le crowdfunding

De quoi s’agit-il ? C’est simplement un concept qui met en relation investisseurs particuliers et crĂ©ateurs d’entreprise. Cette mise en relation se fait la plupart du temps sur internet. Concernant les plateformes, il vous faudra d’abord distinguer les diffĂ©rents types de financement proposĂ©s : dons, prĂŞts, voire levĂ©es de fonds.
Autre avantage de ce mode de financement : la prise de risque est moins Ă©levĂ©e puisque, gĂ©nĂ©ralement, vous n’offrez des contreparties que si vous atteignez vos objectifs.

Aussi, les personnes qui ont investis dans votre entreprise en parleront autour d’elle, ce qui permettra de pousser un peu plus votre projet. Vous gagnerez ainsi en visibilitĂ© mais cela sera Ă©galement une manière de tester votre projet et de voir si celui-ci suscite de l’intĂ©rĂŞt.

Ce mode de financement prĂ©sente tout de mĂŞme quelques inconvĂ©nients : c’est, la plupart du temps, un processus très long et il faut consacrer du temps Ă  “sĂ©duire” les internautes, ce qui s’apprente Ă  une vĂ©ritable campagne marketing. Il faut Ă©galement prendre en compte le fait que la plateforme de crowdfunding prĂ©lèvera vraisemblablement une commission sur le totale des fonds levĂ©s.
De plus, celui-ci ne permet généralement pas de récolter des sommes astronomiques.

La deuxième partie des financements possible vous sera présenté dans la seconde partie de notre article la semaine prochaine.

 

*aide Ă  la crĂ©ation d’entreprise octroyĂ© sans demande de garantie mais nous y reviendrons dans notre prochain article. 

 

 

Travailler en freelance

travailler en freelance

Travailler en freelance : bonne ou mauvaise idée ?

En France, le nombre de travailleurs indĂ©pendants a augmentĂ© de 85% entre 2000 et 2013. Autant dire que le travail indĂ©pendant est devenu un rĂ©el pilier du marchĂ© du travail. Mais travailler en freelance n’est pas un choix Ă  prendre Ă  la lĂ©gère et il est important d’Ă©valuer toutes les implications avant de se lancer, au risque de voir son projet se solder par un Ă©chec.

Dans un contexte oĂą les salariĂ©s veulent de plus en plus donner du sens Ă  leur activitĂ©, s’Ă©panouir tout en conciliant vie professionnelle et vie privĂ©e, ĂŞtre Ă  la fois un entrepreneur et son propre employĂ© en fat rĂŞver plus d’un !

 

De nombreux avantages …

Et pour cause, de nombreux aspects de la vie de freelance sont particulièrement tentants. Vous travaillez Ă  votre propre rythme, vous pouvez gĂ©rer vos horaires de manière libre. En somme, un sentiment de libertĂ© difficile Ă  obtenir en Ă©tant salariĂ©. Ce qui suugère que vous aurez le loisir de gĂ©rer votre vie privĂ©e et familiale selon votre convenance. Attention tout de mĂŞme, un bon freelance doit savoir gĂ©rer son agenda afin de ne pas ĂŞtre dĂ©bordĂ© par spn travail et toutes les autres tâches fastidieuses liĂ©s Ă  la gestion d’entreprise.

Aussi, aucun supérieur ni patron ne vous demandera des comptes, ce qui ne doit pas vous empêcher de vous imposer une certaine rigueur et des objectifs à atteindre.

Contrairement aux apparences, travailler en toute indĂ©pendance n’est pas chose aisĂ©e, cela nĂ©cessite certaines qualitĂ©s. Tout le monde n’est pas fait pour travailler en freelance. Avant de se lancer, il est donc important de mesurer tout ce que cela implique, afin d’Ă©viter certaines dĂ©convenues et de perdre un temps prĂ©cieux.

 

Posez-vous les bonnes questions

Avez-vous le bon profil ? Travailler en freelance, c’est se lancer dans une aventure quasi entrepreneuriale. PersĂ©vĂ©rance, prise de risque et motivation doivent donc ĂŞtre de mise.

L’expĂ©rience dont vous disposez est-elle suffisamment consĂ©quente pour proposer vos propres services ? Votre projet est-il viable ?

La travail indĂ©pendant est parfois synonyme d’instabilitĂ© financière, de sentiment de solitude ? Etes-vous prĂŞt Ă  gĂ©rer ces alĂ©as ?

Tous ces aspects doivent faire partie de votre réflexion.